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Texte Libre

L'objet de ce blog sera une fanfic basée sur Saint Seiya qui a été concue,développée et écrite par Blacktiggs,Ayorsaint et moi même.Elle reprend l'histoire du manga et de l'anime aprés la bataille contre Hadés.Je souhaite animé ce blog réguliérement, par des publications réguliéres et en utilisant cette fanfic comme noyau d'un projet plus large mélant plusieurs média (vidéo, audio, fanart,....).

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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 09:55
Des ajouts ont été fait dans la section WIP du site
http://legendarygodwarriors.fr/

Deux nouvelles vidéos de rounds Ikki VS Bud sont disponibles, elles sont également téléchargeable sur le site:






Par Thegritch - Publié dans : Accueil
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 13:56

Le professeur Takaishi est plongé dans la lecture d'un bouquin marqué par l'usure du temps. Les recherches menées par l'équipe qu'il a constitué ont ouvert plusieurs pistes mais celle qu'il tient entre les mains semble la plus prometteuse. C'est un journal de voyage tenu par un jeune homme qui a vécu à l'époque de la Révolution Française. Il y relate son passage en Egypte durant la campagne de Bonaparte. Il a eu la chance d'avoir un oncle botaniste qui a invité son seul neveu à l'accompagner dans son périple afin de lui servir d'aide. Au départ aucun des deux ne connaissaient le véritable but du voyage. Ce projet s'est en effet organisé dans le plus grand secret. C'est donc dans l'inconnu qu'ils sont partis dans le cortège de quelques trois cent navires et quarante mille hommes qui avaient comme mission de s'emparer de l'Egypte, chasser les Anglais de toutes les possessions de l'Orient où ils pourront arriver et notamment détruire tous leurs comptoirs sur la Mer Rouge, faire couper l'isthme de Suez et prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la libre et exclusive possession de la mer Rouge à la République Française. C'est à peu prés ainsi qu'a été formulé l'ordre du Directoire envers le général Bonaparte qui commande cette expédition.

 

Aprés la prise du Caire et la destruction de la flotte à Aboukir par les hommes de l'amiral Nelson puis le retour en France de Bonaparte , la mission scientifique s'est mise au travail. Il n'a pas fallu longtemps au jeune homme de dix sept ans pour s'intégrer dans la culture et le mode de vie cairote. Son oncle et lui ont pris leurs habitudes dans certains établissements et c'est là qu'Aristide, car c'est ainsi qu'il se prénomme, a fait la rencontre d'une jeune fille du cru, Tahira. Elle est la seule enfant du patron de l'auberge où les scientifiques français aiment à venir se restaurer et passer du bon temps. Elle fait le service et au fil du temps, leurs regards, d'abord gênés, se sont apprivoisés petit à petit pour finir par devenir complices. C'est tout naturellement qu'une histoire d'amour s'est nouée entre eux.

 

Aristide relate d'une façon tendre et naive cette idylle. Akimoto est touché car il vit un peu par procuration une certaine complicité de ce qu'il aurait pu connaître. Il regrette le temps qu'il a consacré à sa carriére en sacrifiant sa vie privée, toujours inexistante à son âge maintenant avancé. Ses seules vraies relations se limitent à des collègues éparpillés de part le monde.Il se plonge donc avec encore plus de coeur dans la lecture, à la recherche des sentiments amoureux qu'il n'a pas connu.

 

La relation amoureuse s'est enrichie d'un lien presque paternel avec son beau père. Celui-ci l'a quasiment adopté. Le sujet principal de leurs conversations interminables, qui rendent d'ailleurs jalouse Tahira, porte toujours sur le même point: les trésors de l'histoire antique égyptienne. Saadoun est issu du petit peuple en quelque sorte et n'a jamais eu accès à ces pièces de son passé. Aristide s'est donc débrouillé pour "emprunter" certaines reliques auxquelles son travail dans la mission française lui donne accès pour les présenter à Saadoun. Il l'emmène même quelque fois directement là où elles sont stockées. Il le fait dans le plus grand secret , même vis à vis de son oncle.

 

Et c'est là que le lien avec les derniers évènements s'établit: ce qui a disparu des musées du monde entier est passé entre les mains de ces deux personnes. Ce pourrait être une simple coincidence et de pas porter à plus d'interrogations si ce n'est que d'après le récit d'Aristide, dès le lendemain où il a amené le dernier objet commun à ces deux inventaires, Saadoun a interdit à sa fille de le revoir. Le jeune homme n'a pas réussi à connaître la raison exacte de ce soudain revirement. Aucune de ses tentatives n'a réussi à partir de cette date ,il s'est même vu refuser l'entrée de la taverne, tout comme son oncle et ses collègues. Incompréhensible pour chacun vu le chiffre d'affaires que permettaient cette clientèle fortunée qui ne regardait pas à la dépense. Akimoto voit dans ces faits son intérêt piqué à vif. Il interprète cela comme l'aveu qu'un but secret du tenancier a été atteint, qu'il a rempli une mission. Ce qui le conforte dans cette analyse, c'est que quelque temps après,  Tahira a fugué de chez son père pour rejoindre l'élu de son coeur, elle non plus n'arrivant pas à connaître les raisons de son géniteur. Ils se sont enfuis en France où ils se sont mariés et ont vécu une simple mais belle vie, elle comme serveuse et lui comme cuisinier dans le même établissement.

 

Le professeur Takaishi, le coeur gonflé de la satisfaction de la mission accomplie, s'empresse d'aller relater cela à qui de droit. Il rejoint donc le bâtiment où Sarah et Lucas alias Séshat et Thot continue d'enseigner à la garde d'Athéna. Cette fois-ci il attend la fin du cours malgré son enthousiasme toujours aussi grand,  refroidi qu'il a été la fois précédente par l'accueil hostile de l'assistance. Il laisse donc tout ce petit monde sortir avant d'entrer et de rejoindre le couple réincarné.

 

Akimoto:"-Notre équipe a trouvé plusieurs pistes intéressantes mais surtout une qui me semble la meilleure."

 

Thot:"-Très bien. Et où cela nous mène-t-il?"

 

Akimoto:"-Pour résumer, un ouvrage que j'ai pu consulter donne un point de départ au début du dix-neuvième siècle au Caire. Un homme semble s'être intéressé de près à tous les objets sans exception qui ont été dérobés ces derniers jours. Il semble avoir utilisé sa propre fille pour se donner un accès direct à ces objets. Il serait donc judicieux d'envoyer quelqu'un sur place afin d'y mener l'enquête sur cette personne."

 

Séshat:"-Jabu me semble être le mieux placé. Il a longtemps vécu à Oran en Algérie pour obtenir son armure. Il saura sûrement le plus facilement s'intégrer et obtenir des résultats."

 

Thot:"-Tu as tout à fait raison. Nous allons le convoquer et lui expliquer sa mission. Athéna nous a donné toute latitude pour utiliser sa garde."

 

Akimoto:"-Très bien. De mon côté, je vais faire le nécessaire pour préparer le terrain au mieux."

 

Thot:"-Dès que possible, revenez vers nous. Il faut que vous exposiez précisemment les détails de cette affaire au chevalier de la Licorne."

 

Chacun s'affaire donc à ce qui a été décidé et en moins d'une heure tout est organisé. Le professeur fait appel à un collègue du musée du Caire avec qui il a travaillé par le passé pour préparer le terrain pour le chevalier qu'il fait passer pour son émissaire. Durant son entretien avec Jabu, Akimoto confie une copie numérique des écrits d'Aristide pour qu'il puisse le consulter durant son vol. Il ne faut que quelques heures pour que Jabu débarque de l'avion à l'aéroport. Il y est accueilli par l'envoyé du musée. Celui-ci a juste le temps d'apprendre que l'auberge existe toujours et que c'est toujours la même famille qui en est propriétaire. Ils se rendent donc là-bas en tant que simples clients. Après un petit laps de temps d'observation, le chevalier engage la conversation avec le serveur en faisant allusion à une soi-disant amie qui lui a parlé d'une de ses aieules qui était originaire de ce quartier et qui avait travaillé comme serveuse dans le restaurant même. L'employé lui dit d'en parler à son patron qui doit sûrement en savoir plus. Les deux hommes terminent donc leur repas avant de passer au bar afin de prendre un petit digestif. C'est à ce moment là que Jabu interpelle le patron sur le sujet et celui-ci explique qu'en effet la fille de son ancêtre a soudainement disparue et serait partie en France. Il n'en connaît pas les vraies raisons mais par la suite son arrière-arrière-grand-père est soudainement devenu plus riche et s'est mis à vivre à grand train. Une rumeur a courue comme quoi il aurait vendu sa fille à un riche aristocrate français. Preuve en est encore aujourd'hui de cette fortune la sépulture majestueuse qu'il s'est fait faire et où il est toujours enterré. Jabu demande où elle se trouve exactement. Il prétexte qu'il veut en prendre une photo afin d'en ramener le souvenir à son amie française.

 

Suivant les indications qu'il lui ont été données, il se rend à la Cité des Morts. Le spectacle est des plus surprenants car au fur et à mesure du temps ,ce lieu censé être de repos est devenu un quartier d'habitations. C'est donc entre des enfants qui jouent bruyamment, des cordes tendues pliant sous le poids du linge, des pigeons et autres animaux qu'il avance vers le mausolée de Saadoun. Une fois arrivé, Jabu découvre un monument hors-norme, aussi bien dans ses dimensions que dans la richesse et la qualité des ornementations. Il fait presque concurrence à ceux des hauts dignitaires qui reposent à quelques encablures de là. Il demande à son compagnon de voyage si quelque chose d'inhabituel lui saute aux yeux. Il fait rapidement le tour du mausolée et fait son rapport aprés quelques longues minutes de scrutation.

 

Ahmed:"-Ce monument est vraiment exceptionnel. On pourrait croire que c'est un simple exemple de sépulture musulmane mais en fait il regorge de petits détails se référant à un culte trés ancien de l'Egypte antique. Vous voyez ce cartouche (il montre du doigt un petit relief situé au sommet d'une des colonnes qui soutiennent le toit). Il s'agit en fait d'une prière en l'honneur de Seth. Elle est seulement connue des initiés de la société secrète qui le vénérait. Beaucoup d'autres éléments sont en référence à cela, dissimulés un peu partout au milieu des ornementations."

 

Le regard de Jabu s'illumine à l'évocation de ce nom. Il comprend que sa mission va être couronnée de succès. Ahmed détecte ce changement d'attitude, l'interprétant mal, et s'empresse d'ajouter un commentaire.

 

Ahmed:"- Seul un oeil exercé et expert aurait pu remarqué cela."

 

Inconsciemment ou volontairement, en pronoçant ces mots, il gonfle le torse. Jabu fait retomber immédiatement cette marque de fierté en lui répondant.

 

Jabu:"-Je vous remercie de votre aide. Elle m'a été très précieuse. Je vous libère désormais de vos obligations. Vous pouvez retourner auprès de vos proches. Je n'ai plus besoin de vous."

 

Ahmed reste muet et immobile quelques secondes avant de saluer et de quitter les lieux. Les mots et le regard froid de son interlocuteur continue de le troubler un moment. Jabu se désole intérieurement d'avoir été aussi sec mais il ne veut pas faire prendre de risques inutiles à un civil car il vient à peine de ressentir ce qui pourrait s'apparenter à une explosion de cosmos au coeur de ce qui ne devrait contenir qu'une dépouille.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Thegritch - Publié dans : Enigma
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 23:17
Depuis le début de l'écriture de "la menace de l'ombre" et des autres fanfics, certains textes sont venus s'ajouter sur le côté. Il se limite à un seul texte , d'où le "one-shot". Je vous propose de les découvrir dans cette nouvelle section. Le dernier né s'appelle "Nightmare". Le voici:






Je suis si bien, allongé dans cette prairie, le regard vers le ciel.

 

J'ai l'impression de flotter.

 

D'un bleu limpide, il ressemble à une mer paradisiaque dans laquelle nagent de magnifiques poissons tropicaux tant les nuages qui le parcourent jouent de couleurs et de reflets avec les rayons du soleil qui commence à se coucher sur l'horizon. La légère brise qui vient chatouiller mon visage amène de douces effluves florales, telle la houle qui porte les embruns.

 

Que j'aimerai partager ce moment avec toi, ma douce. Que j'aimerai que tu sois à mes côtés.J'aiguiserai le moindre de mes sens pour me lancer dans une exploration de tout ton être. Ecouter le moindre de tes soupirs, de tes respirations, le bruissement du tissu sur ta peau délicate. Voir tes cheveux voler au vent , admirer la perfection du plus petit trait de ton visage, la grâce de tes gestes. Sentir ton parfum tendre et printanier. Toucher tes mains si douces et délicates, te tenir par les hanches, te serrer dans mes bras. Goûter au sucre de tes lèvres et finalement ,si tu me le permets, à la plus secrète et plus intime de tes saveurs. Tu es si loin de moi, hors d'atteinte de mes mains mais si proche par la pensée. Je t'aime, je t'ai toujours aimé et je t'aimerai toujours, même au delà de la mort. Même elle n'arrivera pas à t'enlever à moi.

 

Qui de nous d'eux prendra-t-elle en premier, je ne le saurai peut être jamais mais sache, ô ma déesse, que c'est avec bonheur que je la laisserai m'emmener en ton nom.

 

Mais quelle est cette sensation qui vient titiller mes narines? Pourquoi mes yeux piquent-ils autant? Seraient-ce des larmes qui sont en train de monter à cause de la tristesse de ton absence? Il faut que je les essuie, personne ne doit me voir pleurer et encore moins toi! Mais qu'est-ce que ce rouge sur la main que je viens de porter à mes yeux? Du sang? Mon sang? Oui, mon sang! Et cette odeur et ce picôtement? Ce sont les fumées noires et funestes de l'incendie qui est en train de ravager le moindre bâtiment alentour.

 

La douleur est désormais si forte que j'en perds presque connaissance. Son effet euphorisant est en train de disparaître. Ce liquide vital qui entâche mes mains est chargé dans ses moindres particules du cosmos que j'ai brûlé jusqu'au firmament pour toi. Ce qui à mes yeux a été pendant un instant le paradis redevient ce qu'il est en réalité, l'enfer du champ de bataille. De là où je suis, je n'arrive pas à distinguer mes compagnons mais je ressens la faiblesse de leurs cosmos qui comme le mien est sur le point de s'éteindre. La gravité de mes blessures me rend impossible le moindre mouvement. J'arrive à peine à relever la tête pour voir les lacérations qui ont déchiré mon ventre qui s'offre désormais à la charogne. Je suis condamné à mourir ici et maintenant. Qui aurait pu croire que la défaite d'Hadès aurait de telles conséquences? Ce qui devait sauver le monde l'a en réalité conduit à sa perte. J'en suis à me demander si tous nos sacrifices et ces vies perdues auront servi à quelque chose....Je meurs tout de même avec la joie de t'avoir cotoyé, même si je n'ai jamais osé te déclarer mes véritables sentiments. Adieu Athéna! Adieu mon amour!

 

Ainsi furent les derniéres pensées de Jabu de la Licorne, mort comme les autres chevaliers de la déesse de la guerre en affrontant cet ennemi surgi du plus profond des enfers il y a à peine quelques heures.

 

 

 

Quelques temps plus tôt , dans une contrée retirée au coeur de l'Allemagne.

 

Le sol se met à vibrer, un grondement commence à se faire entendre , les roches glissent le long de la pente. Le bruit très grave monte de plus en plus dans les fréquences et passe petit à petit vers un aigu strident. Une énergie gigantesque commence à suinter des moindres interstices du sol comme le ferait les gaz d'un volcan sur le point d'entrer en éruption. L'aura qui émane du sol est noire et sinistre, des reflets violets dansent autour de ces dégagements vaporeux. De plus en plus de volutes se libérent. Soudain le silence se fait en même temps que plus un gaz ne s'échappe . Le sol se déforme alors , il semble enfler comme le ferait une poitrine qui prend une grande inspiration. Le mouvement s'arrête et après une pose d'à peine une seconde, il se recreuse et s'effondre dans un vacarme immense. Le cri retenu si longtemps se libére de toute sa puissance sous la forme d'un immense serpent. La tête seule fait au moins dix mètres d'envergure. Le corps sort d'un moins cinquante mètres lorsque l'animal cauchemardesque stoppe son avancée. D'un battement de sa langue bicéphale et d'un mouvement de tête, il scrute les alentours. Il redescend alors et pose toute sa longueur sur le terrain qu'il vient de dévaster. Dans un mouvement grâcieux, il s'avance et extirpe le reste de son corps de l'orifice qui vient de lui redonner naissance sur cette Terre. Comme tout nouveau-né, il se met immédiatement en recherche d'une première pitance. Cette créature aux sens aiguisés et efficaces ne tarde pas à localiser ce qu'elle cherche et s'empresse d'en prendre la direction: le village situé à peine à quelques kilomètres de là, du château des Heldenstein. Les habitants ne savent pas encore quel danger les menacent, eux qui viennent de passer une journée des plus étranges. Ils ont en effet assisté à une éclipse totalement imprévue et sans connaître la réalité de la situation.

 

Loin du monde humain, dans une dimension très distante, ravagée par la destruction qu'a engendré la mort du maître des lieux, reposent les restes de ceux qui ont vaillamment combattu pour sauver l'humanité du dessein génocidaire d'Hadès, le dieu de la mort. Ils sont les premières victimes de ce monstre reptilien qui vient de traverser le monde des défunts pour revenir dans celui des vivants. Voici le récit des évènements: Athéna tenait dans ses bras le chevalier divin de Pégase, mortellement blessé par son adversaire, tout deux entourés de leurs compagnons d'arme, ils s'apprêtaient à rejoindre le monde qu'ils venaient de sauver lorsqu'un étrange phénomène se produisit. Une partie du ciel d'Elysion changea de forme, on aurait dit que quelque chose l'aspirait, telle l'eau se précipitant dans un syphon. Tout ce qui était en train de s'écrouler se retrouva aspiré dans ce vortex. Une immense tornade emportant le moindre débris prit forme au dessus du palais. Ces multiples morceaux dessinaient des spirales qui convergeaient vers ce syphon céleste. Les chevaliers et Athéna luttaient de toutes leurs forces pour ne pas être emportés à leur tour lorsque soudain une forme sombre descendit le long de ces courants. Tel un tentacule et à une vitesse vertigineuse, cette forme se sépara en plusieurs membres qui vinrent frapper de plein fouet nos valeureux chevaliers. Ils furent instantanément désintégrés comme le serait un tas de sable soufflé par un grand coup de vent. Même la déesse Athéna ne résista pas à cette attaque. Les chairs se consumèrent, couche après couche, mais sans la moindre flamme. Les couleurs changèrent au grès du type de tissu touché. Un élève en anatomie y aurait retrouvé les écorchés sur lesquels il apprend sa science. En quelques secondes ne restèrent plus que les os, blancs et nettoyés. Eux non plus ne résistèrent pas au ravage quasi acide du pouvoir qui est en train de se déchaîner. Seuls les matériaux solides semblaient résister, c'est à dire les vêtements et les armures qui , vidées de leurs porteurs , reprirent une forme totémique. Ce qui constituait les six corps s'agglutina en une masse visqueuse et grouillante, difforme. Petit à petit, des sortes de petits amas se formèrent par endroit sur cette monstruosité, chacun prenant la forme d'un élément d'un nouveau corps. Ce fut d'abord ce qui ressemblait à un coeur qui apparut au bout de cette excroissance. Les artères et veines commencèrent à se dessiner. La pompe enclencha un battement tout en s'élevant comme une pieuvre prenant appui sur ses tentacules que sont les différents vaisseaux sanguins qui continuèrent de se former.

 

Une voix rauque et enroué se fit entendre.

 

"Grâce à toute cette viande fraîche et à ce sang divin, je n'ai pas eu de problème pour reconstruire mon corps. Vous allez payer au prix fort mon emprisonnement!"

 

Successivement, les poumons, les viscères, l'estomac, les reins et tout ce qui constituent un corps humain normal s'assembla dans un bruit d'ébullition et de mijotage d'un bouillon montant doucement en température. Le dieu-serpent égyptien Apophis retrouva ainsi son enveloppe divine qui lui fût oté lors de l'emprisonnement de son âme au plus profond des enfers, là où seul un dieu puisse accéder. Il prit alors sa forme animale et se précipita vers l'ouverture créée par l'union des douze chevaliers d'or avec la ferme intention de tout détruire sur son passage sans omettre de se repaître des âmes perdues à la recherche de la moindre once de pouvoir supplémentaire.

 

 

Son but ultime est d'absorber toute l'humanité corps et âmes pour pouvoir créer son propre monde. Chaque nouvel apport le fait grandir expliquant la taille démesurée qu'il arbore lors de son retour à la surface terrestre. Apophis ondule de tout son corps pour avancer vers la pitance que ses sens aiguisés ont détectés. Malgré son gigantisme, son déplacement n'émet pas le moindre bruit ni la moindre vibration, rendant encore plus dangereuse et surprenante son arrivée dans la paisible bourguade. A peine aperçu, par les premiers villageois, des hurlements et la panique s'emparent d'eux. Sous leurs yeux , ils voient leurs proches, voisins et amis se faire dévorer vivants par le monstre sorti de leurs pires cauchemars. Des morceaux déchiquetés de corps , des giclées de sang, voici ce que laissent échapper la bouche d'Apophis. Ceux qui éspèrent se protéger en s'enfermant dans les maisons et autres bâtisses se retrouvent ensevelis sous les décombres que provoquent les énormes coups de queue qui balance dans tous les sens. Non content de les tuer ainsi, le dieu-serpent prend un malin plaisir à fouiller les débris à la recherche du moindre encas. Sa faim est sans limite, tout être vivant sera sa proie. Il se dirige donc vers un nouvel endroit, prêt à tout engloutir sur son passage.

 

 

 

Depuis le début , j'assiste impuissant à ces horreurs. Je vois, j'entends, je sens, je goûte, je touche, je pense même tout cela. Je suis prisonnier de ce corps qui est et n'est pas le mien en même temps. Je connais la moindre de ses pensées et je sais son but ultime: le vengeance. Qui pourra bien arrêter cette folie meurtrière? Je pensai mourir paisiblement en quelque sorte, puisque ma victoire entraînerai automatiquement la disparition des Enfers mais au contraire, c'est un cauchemar encore pire qui se déroule maintenant sous mes yeux impuissants.

 

Sûremement prévenus, ce sont maintenant mes amis chevaliers qui font face à cette créature dont je ne suis désormais plus qu'une infime partie. Compagnons, délivrez-moi, délivrez-nous de cet enfer! Je vous en pris! Je vous en supplie de toute mon âme!

 

Non! Non! Eux aussi tombent les uns après les autres face à cette incommensurable pouvoir. Adieu, adieu mes amis....Plus rien ne pourra le stopper désormais....

 

Mais que se passe-t-il? On dirait qu'il commence à se mordre lui-même! Qu'est-ce que ça veut dire? Ses pensées, elles m'envahissent, il veut s'absorber lui-même pour donner naissance à son propre monde. Cela ne finira donc jamais? J'ai l'impression d'être à nouveau "mangé" comme tout à l'heure, lors de son apparition à Elysion. Quelle terrible sensation! Encore pire que la première fois!

 

 

"Réveilles-toi! Seiya, réveilles-toi! Ce n'est qu'un cauchemar, encore un autre de tes nombreux cauchemars."

 

J'ouvre les yeux, le corps trempé de sueur, collant aux draps de soie de ma couche. Je suis dabs ma chambre, un léger rayon de soleil perce entre les épais rideaux. Je tourne la tête et je tombe sur le doux regard de ma bien-aimée qui d'un geste tendre du revers de la main caresse ma joue humide et vient délicatement poser un baiser sur mes lèvres.

 

"La guerre est finie, nous avons gagné. Oublies toutes ces horreurs et occupe-toi plutôt des choses importantes."

 

"Très bien, commençons par toi alors!"

 

Seiya se jette alors sur Saori et se met en marche pour une matinée torride comme ils en passent beaucoup depuis leur retour au Sanctuaire et leur nouvelle vie d'amoureux au grand jour.








Par Thegritch - Publié dans : One-shot
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 22:10
Le site et le forum du site que je soutiens de tout coeur, Legendary God Warriors, ont fait peau neuve et arbore désormais une toute nouvelle mouture. Allez découvrir les sections WIP de persos, de stages et autres Download,...
Revoici les liens: 
http://legendarygodwarriors.fr

http://forum.legendarygodwarriors.fr

Par Thegritch - Publié dans : Accueil
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 12:10

Une fois revenu un peu de calme dans la salle de cours, Lucas a renvoyé ses élèves à d'autres activités en leur promettant de les tenir au courant. Le professeur Takaishi reste donc seul avec lui et Sarah. Il commence alors ses explications.

 

Professeur Takaishi:"-Des disparitions d'objets ont été signalés dans de nombreux musées d'antiquités de par le monde. Le principal point commun de ces vols est qu'aucune effraction n'a été constaté, aucun système d'alarme n'a même été déclenché et la proximité dans le temps de ces vols ne peut être dû au hasard."

 

Sarah:"-Qu'est-ce que tu appelles "proximité" ?"

 

Professeur Takaishi:"-Entre votre retour et le premier larcin à peine quarante huit heures se sont écoulés et entre celui-ci et la derniére disparition on retrouve à peu près le même délai. J'ai ici le détail de ce qui a été signalé."

 

Il montre le dossier à rabat qu'il tient dans sa main droite. Il se dirige alors vers le bureau tout proche et s'empresse de sortir les quelques feuilles contenues dedans et les étale sur le bois usé par de longues années de service. Le couple divin ne tarde pas à le rejoindre et chacun d'un côté de lui , ils commencent à regarder attentivement l'inventaire qui a été dressé par la fondation Kido. Y sont recensé les objets précis qui ont disparu, l'endroit où ils étaient et la date précise du supposé vol.

 

Professeur Takaishi:"-On y trouve toute sorte d'objets. Pratiquement tous les genres y sont présents, de la momie compléte aux canopes en passant par des bijoux, amulettes, bagues, masques mortuaires,....J'ai beau y réfléchir je ne vois pas ce qui peut intéresser Seth et Apophis sur cette bonne cinquantaine de reliques. Les circonstances font que ces évènements ne peuvent que leur être attribués."

 

Lucas:"-Je dois dire que même moi, je suis dans le doute. Ils doivent sûrement compter sur cela pour se dissimuler. Ils doivent vouloir garder le secret sur leurs véritables intentions. Sarah, aurais-tu une idée?"

 

Sarah:"-Malheureusement, non. Avec quelque chose d'aussi exhaustif , il peut s'agir de presque n'importe quoi. Les divinités concernées aussi bien que les époques sont si vastes...."

 

Lucas:"-Nous revoilà quelque temps en arrière reparti à la chasse au trésor."

 

En disant cela, il fait un clin d'oeil à sa chére et tendre qui sourit en comprenant qu'il fait allusion à sa récente recherche alors qu'il n'était encore qu'un simple humain. Akimoto Takaishi n'a pas relevé ce moment de complicité, trop absorbé et tendu par l'inconnu de la situation. Soudain, une idée lui vient.

 

Professeur Takaishi:"-Bien sûr! Je crois qu'il ne reste qu'une solution!"

 

Lucas:"-Laquelle?"

 

Akimoto Takaishi:"-Il faut procéder comme tout bon archéologue. La similitude est un peu capillo-tractée mais c'est sûrement la meilleure méthode."

 

Sarah:"-Comment faire alors?"

 

Professeur Takaishi:"-Il suffit de considérer cette liste comme un site archéologique. Nous devons baliser méticuleusement le terrain et analyser avec minutie chaque détail de chaque parcelle, dégager les multiples couches les unes après les autres. Ici ce sera par analogie mais nous aurons assurément des résultats. En tout cas, je n'ai jamais échoué de toute ma carrière et je jure que ce ne sera pas la première!"

 

Lucas:"-Très bien. Faites donc ainsi."

 

Akimoto Takaishi:"-Je vais réunir tous les spécialistes que je peux et constituer une équipe dans les plus brefs délais."

 

Tout en disant cela il remet en vitesse les documents dans la chemise et s'empresse de se diriger vers la sortie. Tout d'un coup saisi d'un sentiment d'impolitesse, il s'arrête, se retourne et s'exprime.

 

Professeur Takaishi:"-Excusez-moi pour ces manières un peu cavalières mais le temps nous presse."

 

Sarah:"-Pas de problème. Au contraire, nous vous remercions de votre engagement."

 

Il saisit la poignée et s'enfuit presque comme un voleur.

 

 

 

 

Quelques jours auparavant, dans les souterrains de la nécropole de Tounah el-Gebel,  lieu de repos forcé pour l'ancien défenseur de la barque solaire de Rê.

 

Seth et Apophis viennent juste de s'échapper de l'emprise de leurs ennemis. Ils ont juste fait quelques centaines de mètres par le biais d'un passage dimensionnel de courte portée. Ils restent immobiles et inactifs en attendant le départ des chevaliers et des dieux réincarnés. Ils ne veulent pas qu'on puisse les détecter. Ils sont dans un couloir de cette même nécropole où Seth a été prisonnier pendant de nombreux siècles. L'obscurité est totale et un silence de mort que rien n'est venu perturbé depuis longtemps règne autour de lui. Il ressent enfin l'éloignement des cosmo-énergies hostiles. Il peut désormais se mouvoir sans crainte. Il se relève donc et fait apparaître une flamme aux reflets bleus dans sa main droite. Celle-ci éclaire faiblement l'environnement. Chaque écaille de l'armure reptilienne que lui fournit Apophis reflète une petite image de cette lumière dansante. On distingue un couloir assez étroit où seul un homme peut passer. Une sorte de rigole court le long d'un des deux murs. Elle se trouve à hauteur d'épaule. Seth pose la main dans le liquide saumâtre que contient cette gouttière. L'huile poisseuse s'enflamme alors instantanément et telle une mèche, le feu se propage tout au long du couloir. Une odeur étrange et âcre se répand, sûrement due à l'atmosphère viciée et à cette combustion intense. Cela apesantit encore l'ambiance glauque et morbide du lieu si sombre dans ses teintes. On se croirait dans l'antichambre de l'enfer. Quelques dizaines de mètres devant, on aperçoit désormais une ouverture fortement éclairée. Il s'avance alors vers cette source lumineuse et franchit ce qui est l'entrée d'une grande salle. D'une forme rectangulaire, celle-ci regorge de niches sur ses murs.Sur quatre rangées de hauteur, ces cases renferment chacune une momie. Une bonne centaine voire même plus de ces corps embaumés et couverts de bandelettes reposent dans ces cellules. Le système d'éclairage un peu particulier, une petite fosse qui coure au pied des parois et qui fait suite à celui du corridor d'accès, fait danser des ombres tremblantes, comme autant de minuscules spectres qui semblent vouloir se repaître des dépouilles.

 

Une statue représentant Seth lui-même est la seule ornementation qui dénote. Elle est de grande taille et fait face à la seule entrée. Seth tend le bras et son armure vivante qu'est Apophis se met en action. Une tête de serpent se forme autour de sa main et ,dans un mouvement reptilien fait à la fois de grâce et de lenteur, s'avance, dans le prolongement du bras ,vers cette statue. Elle rejoint le sol et finit par s'enlacer autour du socle et remonte doucement vers la tête de forme animale. Le reptile arrive sur l'épaule gauche et aprés un sifflement de sa langue fourchue, resserre petit à petit son étreinte sur la pierre. Ses écailles noires créent d'abord un bruit de frottement puis sous l'effort de plus en plus important , c'est un craquement qui très vite disparaît, en même temps que la solidité de la roche qui s'effrondre. Le contenu de la statue se libère, consistant en une multitude de scarabées dorés. Ce qui semble n'être qu'un ensemble de bijoux prend soudain vie dans un brouhaha de battements d'ailes et de pattes. Petit à petit, les insectes se mettent en mouvement. En même temps, le corps en excroissance qui a libéré l'essaim reprend sa forme originelle à partir du bras. Les premiers coléoptères à s'être déplacés approchent lentement du dieu Seth. En quelques secondes, l'ensemble des créatures l'entourent, leurs battements d'ailes semblant composer une lugubre ode musicale en son honneur. Doucement, Seth s'entoure d'une aura de cosmos et déverse celui-ci sur les insectes qui semblent s'en abreuver. Au fur et à mesure qu'ils trempent dans ce bain nourricier, ils sortent de leur longue léthargie en bougeant de plus en plus frénétiquement.

 

Seth:"-Vous allez bientôt regretter d'avoir voulu me détruire! Mes chers petits vont bientôt vous le faire payer au centuple!"

 

Disant cela , il lève les bras, tendus vers l'extérieur, comme invitant ses créatures à lui obéir, ce qu'elles font en se ruant chacune sur une des momies. Elles se glissent entre les bandelettes et pénètrent chacune dans un seul corps.

 

Seth:"-Maintenant que la première phase est accomplie, c'est à toi de jouer Apophis."

 

Telle de l'eau qui s'écoulerait sur une roche, les écailles noires de jais de l'armure du dieu glissent vers le sol. Apophis reprend petit à petit la forme qu'il avait lors de son affrontement avec les chevaliers d'Athéna, celle d'un gigantesque serpent.

 

Seth:"-Va et ramène ici les outils de notre future victoire!"

 

Obéissant, le reptile noir se précipite vers le couloir et disparaît.

 

 

 

 

 

Par Thegritch - Publié dans : Enigma
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