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L'objet de ce blog sera une fanfic basée sur Saint Seiya qui a été concue,développée et écrite par Blacktiggs,Ayorsaint et moi même.Elle reprend l'histoire du manga et de l'anime aprés la bataille contre Hadés.Je souhaite animé ce blog réguliérement, par des publications réguliéres et en utilisant cette fanfic comme noyau d'un projet plus large mélant plusieurs média (vidéo, audio, fanart,....).

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Je me lance dans une nouvelle fanfic sur Saint Seiya, elle s'apelle Enigma et traite d'un sujet différent de La menace de l'ombre.

Je vous propose les deux premiers chapitres:

"Enigma"

Une tendre caresse frôle son visage. Il ouvre un oeil ,la lumière du jour qui filtre par l'entrebaillement des doubles rideaux lui fait comprendre que l'heure est déjà bien avancée. La soirée poker d'hier soir s'est prolongée très loin dans la nuit, trop loin. Il se retourne à la recherche de son réveil.

"-Pousses-toi de là Pupuce!"

D'un geste brusque, il déplace le chat qui vient juste de le réveiller à la quête d'un calin matinal. Les aiguilles annoncent neuf heures quinze minutes.

"-Oh non! Pas encore! Il va me tuer! Vite mes habits!"

Il saute de son lit , attrape le pantalon et le T-shirt qu'il portait la veille et qu'il enfile, ou du moins tente d'enfiler dans la précipitation, sautillant en passant une jambe puis l'autre. Il se heurte à la table de son séjour, ne voyant plus où il va avec la tête encore à l'intérieur de son maillot dont il n'a pas encore réussi à passer le col. Il attrape ses chaussures qu'il a laissé sur la chaise dans l'entrée et passe sa porte qu'il peine à fermer à clef, jonglant entre son trousseau et les deux baskets qui passent de main en main. Une fois verrouillée, il entame une course contre la montre dans les rues, d'abord pieds nus puis petit à petit chaussé au fur et à mesure de ses acrobaties pour finir de se vêtir. Après son gymkana effréné dans le dédale du petit village qui jouxte le Sanctuaire , il arrive enfin en vue de la maison de son maître .Sans frapper , il pénêtre dans la pièce principale et s'arrête net, essouflé , à la recherche de tout l'oxygène qu'il pourra inspirer pour récupérer. Quelque soit l'endroit où l'on pose les yeux dans cet endroit sombre, on ne peut voir que des livres empilés ou côte à côte, au sol , sur des étagères , sur les meubles. Aucun espace n'est épargné par cet invasion excepté le petit bureau juste au fond de la pièce et devant lequel est assis un vieil homme aux longs cheveux aussi blancs que la lumière émise par la lampe qui éclaire son espace de travail et qui est la seule source de clarté de cet antre. Sans se retourner et toujours appliqué sur le parchemin qu'il étudie, il s'adresse à son disciple:

"-Quelle sera ton excuse cette fois-ci? Et puis non, peu importe de toute façon. Tu n'échapperas pas à une punition aujourd'hui."

"-Maître , veuillez encore m'excuser de mon retard. Quelque soit votre décision, je m'y plierai."

"-Depuis le temps que cela doit être fait, c'est toi qui aura la lourde tâche de faire l'inventaire des carnets mensuels de 1900 à 1950, soit environ 600 livres à trier, vérifier, répertorier et ranger dans l'ordre.Rends-toi immédiatement à la grande bibliothèque et n'en ressors qu'une fois la sanction accomplie."

Obéissant sans attendre , il ressort et rejoint le bâtiment qui garde la mémoire du Sanctuaire d'Athéna depuis des temps immémoriaux. Il se dit qu'il a bien mérité cette punition mais ne peut s'empêcher de grommeler à l'idée de devoir éplucher des milliers de pages où ne sont répertoriés que la comptabilité courante des fournitures nécessaires à la vie courante.

C'est ainsi que Lucas, jeune apprenti de Victor, lui même bibliothèquaire des archives du Sanctuaire, chargé de la conservation, de la restauration et de la mise à jour de tous les documents qui s'y trouvent , est devenu l'un des acteurs d'un des plus grands secrets du Sanctuaire. Lors de cette tâche ingrate, il a fait une découverte qui a changé sa vie à tout jamais.








Et voici le deuxiéme chapitre:


"E"


Voilà plus de quatre heures qu’il parcoure les rayonnages de l’immense bibliothèque dans des allers- retours incessants , à la recherche des fameux carnets qu’il doit inventorier. Au fur et à mesure des consultations, de remises en place hasardeuses selon l’étourderie ou tout simplement la paresse de l’emprunteur qui remet n’importe où le volume dont on se demande d’ailleurs pourquoi on a ressenti le besoin de parcourir les colonnes interminables de chiffres . Encore un petit effort , quelques mètres et il pourra enfin se libérer de ce poids , de cette énorme pile qu’il maintient difficilement en équilibre grâce à son menton qu’il appuie au sommet de cet amoncellement si poussiéreux qu’il a un mal fou à ne pas éternuer à chaque respiration. Enfin , voilà la table où il s’empresse de déposer son fardeau. Plus qu’une dizaine de bouquins à retrouver et le long travail de classification pourra débuter .Quel malheur aussi que cet incendie qui a , à la fin des années cinquante , détruit les fiches où étaient enregistrés le rangement exact de chaque livre. Quel destin!En constatant la situation où il est en ce moment , c’est ce qu’il lui passe par la tête , lui qui était venu dans l’espoir de devenir chevalier et qui se retrouve en rat de bibliothèque , apprenti d’un vieux bougon dont le seul centre d’intérêt est le livre, dans tous les sens , aussi bien de sa fabrication que de son contenu .Il passe son temps sur ce sujet que ce soit dans la réparation , la restauration , la conservation que de leur archivage. Lorsqu’il ne travaille pas sur eux , il les lit. Tel un puits sans fond, il n’est jamais rassasié, il passe la moindre seconde de son temps avec un bouquin sous les yeux. Ce bon vieux Victor ne sait que parler de son sujet préféré. Il est comme un poisson dans l’eau contrairement à lui ,Lucas, qui est resté en quelque sorte sur la berge d’un océan de bonheur. Ce jeune homme de seize ans, du haut de son mètre soixante quatorze ,cheveux blonds en courte brosse , yeux bleus fait un peu tâche d’encre dans cet univers. Depuis qu’il est petit et aidé par le décor de monastère du quatorzième siècle où il a grandi , il a toujours rêvé de preux chevaliers. Ils étaient au centre de leurs jeux, de lui et de ses amis de l’orphelinat Saint François . Il a pris connaissance de l’existence des Saints par la diffusion à la télévision des combats du Tournoi Intergalactique. Il a tout de suite accroché, les valeurs que défendaient ces nouveaux héros modernes collaient tout à fait à ses idéaux. En trois jours, sa décision était prise , il a quitté son travail d’apprenti- boulanger à Paris et du haut de ses quatorze ans, il a tout abandonné et est parti sur les routes avec son baluchon, direction Athènes. Il n’a même pas pris le temps de dire au revoir à ses compagnons de l’institution où il a toujours vécu . Après quelques jours de trajet, il a atteint son objectif, la vieille ville hellénique .Il a passé quelques semaines dans les rues à dormir sous les cartons, les ponts, les porches, mendiant pour subsister volant par moment, jusqu’à entendre finalement parler du Sanctuaire par les bruits courants dans ce milieu marginal. Il a fini par trouver un sésame pour y accéder. En soudoyant un fournisseur de denrées alimentaires contre quelques heures de travail au noir, il a pu se dissimuler dans un chargement à destination du lieu sacré. Il s’est évidemment fait prendre par un des gardes qui l’a chassé mais en lui indiquant ironiquement qu’il pourrait peut être trouver du travail au village de Rodorio , un travail à la hauteur de ses « énormes talents » de chevalier. Il l’a pris au mot et s’est rendu à cet endroit tout proche où il a effectivement été embauché. Cela fait maintenant deux ans qu’il occupe ce rôle de larbin pour son maître Victor. Pour ainsi dire sa situation n’a pas changée ,il est toujours apprenti dans un métier ingrat , aux ordres d’un homme au mauvais caractère et qui ne voit en lui qu’un exutoire pour ses coups de sang. Il se console tout de même un peu car malgré tout il approche de près son rêve , la chevalerie d’Athéna .Il connaît leur histoire, leurs faits d’armes. Il touche du doigt le mythe qu’ils représentent .Par moment il peut entendre les éclats de bruits des entraînements de ceux qui ont réussi à pénétrer ce nirvana qu’il ne peut que rêver. Il a le son mais pas l’image , frustration on ne peut plus grande pour lui qui ne peut qu’imaginer ce qu’il ne peut voir, se basant sur ce qu’il a pu lire, se faisant réalisateur d’un péplum à la hauteur de ses espoirs déçus .Il est comme les domestiques dans les châteaux forts au Moyen Age, restreints à accomplir les basses œuvres dans l’entourage des grands , tâches nécessaires au bon fonctionnement de la place forte mais cantonnés à évoluer à la périphérie , ne pouvant approcher mais entendant le brouhaha d’une vie trépidante mais inaccessible. Il ne peut mieux comparer sa situation , enfermé qu’il est dans ce bâtiment qui se trouve à la bordure du domaine sacré. Seules les personnes subalternes viennent y chercher ou y amener des documents. Aucun chevalier à sa connaissance n’y a plus mis les pieds depuis des lustres. Assez rêvassé, il est temps de revenir à la réalité et de terminer sa tâche. Un dernier voyage et voilà réuni l’ensemble des carnets de la première moitié du vingtième siècle. Un long et lent travail de classement commence. D’abord par année, puis pour chaque année par ordre chronologique dans les mois .Une cinquantaine de piles identiques finissent par envahir les trois mètres de la table qui lui sert de plan de travail. D’un geste de la main sur toute la largeur de son front et d’un grand soupir, il annonce sa satisfaction et son soulagement d’en être enfin venu à bout .L’examen minutieux de chacun des exemplaires peut commencer. De longues heures d’étude attentive page après page, à la recherche de dégâts , de défauts , de preuves d’humidité, de tout outrage dû au temps, s’accumulent. Plus qu’une vingtaine et il pourra enfin aller dormir .Il n’aura plus à se battre avec ses paupières qui ne demandent qu’à tomber. Soudain un détail lui saute aux yeux malgré la fatigue. Cette ligne, ce n’est pas la première fois qu’il la voit. Plutôt inattendu comme fournitures. Ca aurait pu passer inaperçu mais c’est au moins la quatrième fois qu’il la retrouve. Piqué de curiosité , il reprend certains livrets et après vérification c’est à six reprises au cours de la même année que cet achat plutôt incongru à été répertorié par l’économe de l’époque. Il place les bouquins en question l’un à côté de l’autre afin d’essayer de comparer, de trouver une explication. Même article, même quantité et même prix, la seule chose qui change c’est la date. Quoique…après un petit calcul , les dates aussi sont soumises à une logique, l’écart entre chaque est identique. Trop harassé pour poursuivre un raisonnement qui explique tout cela ,il laisse tomber , se disant que le plus gros est fait et que Victor passera sur cet inachèvement étant donné l’ampleur au départ. Il prend la direction de la sortie , laissant le tout en plan. Il attrape son manteau au passage et sort dans l’air plutôt frisquet de la nuit grecque. L’heure est déjà très avancée , seule la lueur blanchâtre de la Lune dévoile par des jeux d’ombres le décor qui l’entoure. Il finit par arriver devant la porte de sa modeste demeure et s’apprête à introduire sa clef quand un grand fracas se fait entendre à l’intérieur.

Lucas: « - Qui est là? Répondez!… »

 

 

 









Ce jeu fait par une team de fans sur le chapitre Asgard et sous la forme d'un RPG qui utilise Mugen HR vient d'ouvrir un site internet:    http://legendarygodwarriors.fr
Un nouveau trailer illustré par une musique toujours originale composée par Blackfrog y est téléchargeable:
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