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L'objet de ce blog sera une fanfic basée sur Saint Seiya qui a été concue,développée et écrite par Blacktiggs,Ayorsaint et moi même.Elle reprend l'histoire du manga et de l'anime aprés la bataille contre Hadés.Je souhaite animé ce blog réguliérement, par des publications réguliéres et en utilisant cette fanfic comme noyau d'un projet plus large mélant plusieurs média (vidéo, audio, fanart,....).
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Le professeur Takaishi est plongé dans la lecture d'un bouquin marqué par l'usure du temps. Les recherches menées par l'équipe qu'il a constitué ont ouvert plusieurs pistes mais celle qu'il tient entre les mains semble la plus prometteuse. C'est un journal de voyage tenu par un jeune homme qui a vécu à l'époque de la Révolution Française. Il y relate son passage en Egypte durant la campagne de Bonaparte. Il a eu la chance d'avoir un oncle botaniste qui a invité son seul neveu à l'accompagner dans son périple afin de lui servir d'aide. Au départ aucun des deux ne connaissaient le véritable but du voyage. Ce projet s'est en effet organisé dans le plus grand secret. C'est donc dans l'inconnu qu'ils sont partis dans le cortège de quelques trois cent navires et quarante mille hommes qui avaient comme mission de s'emparer de l'Egypte, chasser les Anglais de toutes les possessions de l'Orient où ils pourront arriver et notamment détruire tous leurs comptoirs sur la Mer Rouge, faire couper l'isthme de Suez et prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la libre et exclusive possession de la mer Rouge à la République Française. C'est à peu prés ainsi qu'a été formulé l'ordre du Directoire envers le général Bonaparte qui commande cette expédition.
Aprés la prise du Caire et la destruction de la flotte à Aboukir par les hommes de l'amiral Nelson puis le retour en France de Bonaparte , la mission scientifique s'est mise au travail. Il n'a pas fallu longtemps au jeune homme de dix sept ans pour s'intégrer dans la culture et le mode de vie cairote. Son oncle et lui ont pris leurs habitudes dans certains établissements et c'est là qu'Aristide, car c'est ainsi qu'il se prénomme, a fait la rencontre d'une jeune fille du cru, Tahira. Elle est la seule enfant du patron de l'auberge où les scientifiques français aiment à venir se restaurer et passer du bon temps. Elle fait le service et au fil du temps, leurs regards, d'abord gênés, se sont apprivoisés petit à petit pour finir par devenir complices. C'est tout naturellement qu'une histoire d'amour s'est nouée entre eux.
Aristide relate d'une façon tendre et naive cette idylle. Akimoto est touché car il vit un peu par procuration une certaine complicité de ce qu'il aurait pu connaître. Il regrette le temps qu'il a consacré à sa carriére en sacrifiant sa vie privée, toujours inexistante à son âge maintenant avancé. Ses seules vraies relations se limitent à des collègues éparpillés de part le monde.Il se plonge donc avec encore plus de coeur dans la lecture, à la recherche des sentiments amoureux qu'il n'a pas connu.
La relation amoureuse s'est enrichie d'un lien presque paternel avec son beau père. Celui-ci l'a quasiment adopté. Le sujet principal de leurs conversations interminables, qui rendent d'ailleurs jalouse Tahira, porte toujours sur le même point: les trésors de l'histoire antique égyptienne. Saadoun est issu du petit peuple en quelque sorte et n'a jamais eu accès à ces pièces de son passé. Aristide s'est donc débrouillé pour "emprunter" certaines reliques auxquelles son travail dans la mission française lui donne accès pour les présenter à Saadoun. Il l'emmène même quelque fois directement là où elles sont stockées. Il le fait dans le plus grand secret , même vis à vis de son oncle.
Et c'est là que le lien avec les derniers évènements s'établit: ce qui a disparu des musées du monde entier est passé entre les mains de ces deux personnes. Ce pourrait être une simple coincidence et de pas porter à plus d'interrogations si ce n'est que d'après le récit d'Aristide, dès le lendemain où il a amené le dernier objet commun à ces deux inventaires, Saadoun a interdit à sa fille de le revoir. Le jeune homme n'a pas réussi à connaître la raison exacte de ce soudain revirement. Aucune de ses tentatives n'a réussi à partir de cette date ,il s'est même vu refuser l'entrée de la taverne, tout comme son oncle et ses collègues. Incompréhensible pour chacun vu le chiffre d'affaires que permettaient cette clientèle fortunée qui ne regardait pas à la dépense. Akimoto voit dans ces faits son intérêt piqué à vif. Il interprète cela comme l'aveu qu'un but secret du tenancier a été atteint, qu'il a rempli une mission. Ce qui le conforte dans cette analyse, c'est que quelque temps après, Tahira a fugué de chez son père pour rejoindre l'élu de son coeur, elle non plus n'arrivant pas à connaître les raisons de son géniteur. Ils se sont enfuis en France où ils se sont mariés et ont vécu une simple mais belle vie, elle comme serveuse et lui comme cuisinier dans le même établissement.
Le professeur Takaishi, le coeur gonflé de la satisfaction de la mission accomplie, s'empresse d'aller relater cela à qui de droit. Il rejoint donc le bâtiment où Sarah et Lucas alias Séshat et Thot continue d'enseigner à la garde d'Athéna. Cette fois-ci il attend la fin du cours malgré son enthousiasme toujours aussi grand, refroidi qu'il a été la fois précédente par l'accueil hostile de l'assistance. Il laisse donc tout ce petit monde sortir avant d'entrer et de rejoindre le couple réincarné.
Akimoto:"-Notre équipe a trouvé plusieurs pistes intéressantes mais surtout une qui me semble la meilleure."
Thot:"-Très bien. Et où cela nous mène-t-il?"
Akimoto:"-Pour résumer, un ouvrage que j'ai pu consulter donne un point de départ au début du dix-neuvième siècle au Caire. Un homme semble s'être intéressé de près à tous les objets sans exception qui ont été dérobés ces derniers jours. Il semble avoir utilisé sa propre fille pour se donner un accès direct à ces objets. Il serait donc judicieux d'envoyer quelqu'un sur place afin d'y mener l'enquête sur cette personne."
Séshat:"-Jabu me semble être le mieux placé. Il a longtemps vécu à Oran en Algérie pour obtenir son armure. Il saura sûrement le plus facilement s'intégrer et obtenir des résultats."
Thot:"-Tu as tout à fait raison. Nous allons le convoquer et lui expliquer sa mission. Athéna nous a donné toute latitude pour utiliser sa garde."
Akimoto:"-Très bien. De mon côté, je vais faire le nécessaire pour préparer le terrain au mieux."
Thot:"-Dès que possible, revenez vers nous. Il faut que vous exposiez précisemment les détails de cette affaire au chevalier de la Licorne."
Chacun s'affaire donc à ce qui a été décidé et en moins d'une heure tout est organisé. Le professeur fait appel à un collègue du musée du Caire avec qui il a travaillé par le passé pour préparer le terrain pour le chevalier qu'il fait passer pour son émissaire. Durant son entretien avec Jabu, Akimoto confie une copie numérique des écrits d'Aristide pour qu'il puisse le consulter durant son vol. Il ne faut que quelques heures pour que Jabu débarque de l'avion à l'aéroport. Il y est accueilli par l'envoyé du musée. Celui-ci a juste le temps d'apprendre que l'auberge existe toujours et que c'est toujours la même famille qui en est propriétaire. Ils se rendent donc là-bas en tant que simples clients. Après un petit laps de temps d'observation, le chevalier engage la conversation avec le serveur en faisant allusion à une soi-disant amie qui lui a parlé d'une de ses aieules qui était originaire de ce quartier et qui avait travaillé comme serveuse dans le restaurant même. L'employé lui dit d'en parler à son patron qui doit sûrement en savoir plus. Les deux hommes terminent donc leur repas avant de passer au bar afin de prendre un petit digestif. C'est à ce moment là que Jabu interpelle le patron sur le sujet et celui-ci explique qu'en effet la fille de son ancêtre a soudainement disparue et serait partie en France. Il n'en connaît pas les vraies raisons mais par la suite son arrière-arrière-grand-père est soudainement devenu plus riche et s'est mis à vivre à grand train. Une rumeur a courue comme quoi il aurait vendu sa fille à un riche aristocrate français. Preuve en est encore aujourd'hui de cette fortune la sépulture majestueuse qu'il s'est fait faire et où il est toujours enterré. Jabu demande où elle se trouve exactement. Il prétexte qu'il veut en prendre une photo afin d'en ramener le souvenir à son amie française.
Suivant les indications qu'il lui ont été données, il se rend à la Cité des Morts. Le spectacle est des plus surprenants car au fur et à mesure du temps ,ce lieu censé être de repos est devenu un quartier d'habitations. C'est donc entre des enfants qui jouent bruyamment, des cordes tendues pliant sous le poids du linge, des pigeons et autres animaux qu'il avance vers le mausolée de Saadoun. Une fois arrivé, Jabu découvre un monument hors-norme, aussi bien dans ses dimensions que dans la richesse et la qualité des ornementations. Il fait presque concurrence à ceux des hauts dignitaires qui reposent à quelques encablures de là. Il demande à son compagnon de voyage si quelque chose d'inhabituel lui saute aux yeux. Il fait rapidement le tour du mausolée et fait son rapport aprés quelques longues minutes de scrutation.
Ahmed:"-Ce monument est vraiment exceptionnel. On pourrait croire que c'est un simple exemple de sépulture musulmane mais en fait il regorge de petits détails se référant à un culte trés ancien de l'Egypte antique. Vous voyez ce cartouche (il montre du doigt un petit relief situé au sommet d'une des colonnes qui soutiennent le toit). Il s'agit en fait d'une prière en l'honneur de Seth. Elle est seulement connue des initiés de la société secrète qui le vénérait. Beaucoup d'autres éléments sont en référence à cela, dissimulés un peu partout au milieu des ornementations."
Le regard de Jabu s'illumine à l'évocation de ce nom. Il comprend que sa mission va être couronnée de succès. Ahmed détecte ce changement d'attitude, l'interprétant mal, et s'empresse d'ajouter un commentaire.
Ahmed:"- Seul un oeil exercé et expert aurait pu remarqué cela."
Inconsciemment ou volontairement, en pronoçant ces mots, il gonfle le torse. Jabu fait retomber immédiatement cette marque de fierté en lui répondant.
Jabu:"-Je vous remercie de votre aide. Elle m'a été très précieuse. Je vous libère désormais de vos obligations. Vous pouvez retourner auprès de vos proches. Je n'ai plus besoin de vous."
Ahmed reste muet et immobile quelques secondes avant de saluer et de quitter les lieux. Les mots et le regard froid de son interlocuteur continue de le troubler un moment. Jabu se désole intérieurement d'avoir été aussi sec mais il ne veut pas faire prendre de risques inutiles à un civil car il vient à peine de ressentir ce qui pourrait s'apparenter à une explosion de cosmos au coeur de ce qui ne devrait contenir qu'une dépouille.
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