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L'objet de ce blog sera une fanfic basée sur Saint Seiya qui a été concue,développée et écrite par Blacktiggs,Ayorsaint et moi même.Elle reprend l'histoire du manga et de l'anime aprés la bataille contre Hadés.Je souhaite animé ce blog réguliérement, par des publications réguliéres et en utilisant cette fanfic comme noyau d'un projet plus large mélant plusieurs média (vidéo, audio, fanart,....).

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Je n'ai jamais connu mon père. Ma mère m'a entouré d'un tel amour qu'on peut dire que je n'ai pas eu de vrai manque à ce niveau là. Le seul souvenir que j'ai de lui, c'est une ombre s'éloignant. Je ne sais pas à quoi cela correspond exactement et ma mère ne m'a jamais parlé de lui. A chaque fois que j'ai essayé de lui soutirer la moindre information, je me suis retrouvé face à un mur de silence. Aucune explication, aucun mot n'est venu ébrécher la moindre pierre de ce rempart infranchissable. La seule chose que j'ai pu comprendre, c'est que cela réveillait une grande douleur dans la mémoire de ma mère. Son visage s'éteignait et ses yeux commençaient à briller, humidifiés par les larmes qui cherchaient à s'échapper de la commissure de ses paupières et qu'elle se faisait, semble-t-il, un devoir de ne pas laisser couler, un peu comme si cela aussi elle voulait le retenir prisonnier. Mon enfance a été douce et paisible. J'ai fait ma scolarité tout à fait normalement. Je n'étais ni bon ni mauvais élève. J'avais l'avantage d'avoir une très bonne mémoire et il m'était donc facile de retenir mes leçons. Une simple relecture me suffisait pour rafraichir ce qui avait été étudié la veille ou quelques jours auparavant. La seule chose qui me faisait sortir du rang, c'était toujours cette particularité d'être orphelin de père. Mes camarades d'école n'avaient pas traîné à s'engouffrer dans cette faille dès qu'ils en avaient eu connaissance pour se moquer de moi ou pour me mettre à l'écart. C'est la bêtise et l'inconscience de la jeunesse qui les poussaient dans cette voie. Ils ne voulaient certainement pas délibérément faire mal mais la répétition de ces petits coups de pique sur une blessure difficile à cicatriser ont fait qu'elle n'a jamais vraiment guéri. Au contraire, chaque nouveau choc rajoutait une épaisseur à la croûte presque prête à tomber et enfermait dans la profondeur de la plaie un pus qui ne pouvait que macérer de plus en plus. L'adolescence fut un temps plus heureux où la découverte de son futur corps d'adulte et du sexe opposé amena une nouvelle dimension et un nouveau sens à la vie. Ce qui jusqu'alors était une source de tristesse devenait en quelque sorte un remède. Cette blessure ameanit une sensibilité et une fragilité qui plaisait aux femmes en devenir. Les expériences et les conquétes étaient nombreuses et insouciantes. Les années avançant et la maturité venant , le constat que cette fuite en avant n'était qu'un magnfique sparadrap pour masquer le reste finit par éclater au grand jour. Une fois le diplome obtenu et l'entrée dans la vie active proche, il était temps de redresser la barre et de mener la barque vers une vie plus responsable. Il fallait quelques années pour s'installer professionnellement et socialement en construisant aussi bien une carrière qu'un toit. Un réseau d'amis solides et sincères autour de soi, une rencontre avec celle qu'on veut pour être la compagne de toute une vie, tout cela efface et fait disparaître ce que l'on a de douloureux au fond de soi. Jusqu'au jour où on apprend que l'on va devenir père à son tour. Le modèle que l'on a pas eu nous revient alors en pleine face et libère une angoisse à la hauteur du temps que la plaie est restée fermée. Les sentiments que l'on ressent alors peuvent mener à la folie. Il faut tout l'amour et tout le soutien de la famille que l'on s'est construit. J'ai eu du mal à passer le cap mais j'y suis arrivé. Je pense avoir été un père à la hauteur de celui que j'aurais aimé avoir. Les trois enfants qui sont nés ensuite de mon union avec mon épouse ont bénéficié de cette première expérience. Depuis maintenant une vingtaine d'années, ma vie n'est plus que bonheur. Encore plus depuis que ce matin puisque je viens d'apprendre que je vais être grand-père. Rien ne peut plus gâcher ma joie. Soudain le téléphone sonne. La personne au bout du fil demande urgemment que je me rende au chevet de ma mère. Celle-ci a fait une attaque cérébrale ce matin et a été hospitalisée en urgence. Je laisse tout en plan et je me précipite donc à ses côtés. Arrivé devant la porte de sa chambre , j'ai un temps d'hésitation , je frappe doucement. Elle me signale d'entrer d'une petite voix. J'ouvre délicatement et me retrouve devant elle. Elle est toujours aussi belle me dis-je, malgré son age désormais bien avancé. Ce sont les yeux de l'amour qui me la font voir ainsi. D'une voix fluette et presque éteinte, elle m'invite à m'approcher d'elle. "Viens ici. Il faut que je te dise quelque chose." Je me penche au plus près d'elle et elle me chuchote quelques minutes à l'oreille. Ce qu'elle me révèle donne soudain un tout autre sens à ma vie. Je suis tellement abasourdi que je suis obligé de m'assoir. Je reste perdu dans mes pensées. Petit à petit, le voile qui reposait sur l'ombre de la silhouette de mon père disparait. C'est comme si le soleil commençait à se lever en révélant un magnifique paysage. Ce père que je n'ai jamais connu aurait donc donné sa vie pour la cause que lui et ma mère défendait. Ma mère vient de m'expliquer que son attaque à comme fait sauter le verrou qui bloquait ses souvenirs. Ce n'est donc pas qu'elle ne voulait pas me parler de lui mais qu'elle ne pouvait pas. Je reviens peu à peu au monde réel. Des centaines de questions me brûlent les lèvres. Je me tourne vers elle. Elle semble endormie et apaisée. J'ose à peine poser ma main sur la sienne. "Maman. Maman. Réveille-toi, s'il te plaît. J'ai tant de questions. Maman! Maman! Non! Ne t'en vas pas! Ne meurs pas! J'ai encore besoin de toi! Saori! Saori! Reste auprés de moi! Pourquoi les dieux nous ont-ils ainsi puni? Toi en te rendant amnésique et au simple rang d'humaine et moi en m'enlevant tout moyen de connaître mon père. Je te vois désormais, toi et ta superbe armure ailée. Tu m'apparais enfin sous la lumière du jour. Seiya, aide-moi à supporter cette douleur. Je t'en supplie, Papa!"
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