La Kamui d'Athéna semble encore plus resplendissante qu'auparavant. Chaque courbe et chaque ornementation brille d'un éclat presque irréel. L'association entre le corps divin et l'armure semble avoir engendré l'harmonie parfaite. Les dieux qui sont en train de s'affronter restent statiques , flottant dans les cieux sibériens. Tels des fauves en train de s'observer , on sent les deux prêts à bondir et à chercher à atteindre mortellement son rival. Athéna semble la plus calme mais son regard pers est si déterminé qu'il fusillerait sur place si c'était une arme à feu. De son côté, la cosmoénergie du dieu guerrier se dégage de plus en plus . Elle prend la forme d'une flamme ardente et intense, elle répond en quelque sorte à la posture de l'adversaire. On sent dans son attitude qu'il s'apprête à lancer une attaque d'une incommensurable puissance.
Athéna: "- Nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses!"
Arès: "- Il y a longtemps que j'attends ce moment et tu vas payer pour avoir réduit à néant mon plan. Je vais d'abord me débarrasser de toi puis je réglerai leur compte personnellement à chacun des autres dieux!"
Athéna: "- Ne sois pas si confiant."
Il concentre son cosmos jusqu'à donner l'impression de l'enflammer. L'intensité est telle que des décharges électriques se déclenchent autour de lui. Athéna reste étonnament calme et ne semble pas le moins du monde inquiète devant ce spectacle. Soudain les six ailes de l'armure d'Arès se déploient , annonçant que son attaque est prête. Tel un lance-flamme, il propulse une gigantesque colonne de feu dans la direction d'Athéna.
Arès: "- Goûtes donc au Brasier de l'Enfer!"
Athéna ne bouge pas et se retrouve prisonnière d'une sphère de flammes d'au moins trois mètres de diamètre où règne une température digne du coeur d'une étoile. Arès pense avoir le dessus et s'être débarrassé de son adversaire en portant cette attaque. Une ombre apparaît alors à la surface du corps céleste miniature. On y devine la forme de l'armure d'Athéna qui se libére sans problème. Elle traverse le rideau de feu comme elle le ferait d'une cascade d'eau. Elle ne porte pas la moindre marque et se rue immédiatement à l'offensive, laissant dans son sillage des flammèches qui semblent tenter désespérement de retenir leur proie . Elle se déplace si vite qu'elle frappe directement Arès qui n'a pour ainsi dire rien vu venir. A sa grande surprise , sans l'avoir touché physiquement et à bonne distance, il recoit un énorme choc sur le plastron. Désarçonné par tout cela, il ne réagit pas immédiatement et recoit un autre coup ,encore une fois à bonne distance et sans voir ce qui le touche réellement. Ce nouveau choc lui fait perdre l'équilibre qui le maintenait en lévitation statique. Ne pouvant plus maintenir sa précédente attaque, celle-ci se désagrège et finit par disparaître. Il entre dans une colère folle et fait exploser son cosmos afin de se rétablir. A son tour, il cherche à la frapper directement, elle qui est si proche , mais voit son poing stoppé dans son élan, à bonne distance de son objectif. C'est comme si une bulle invisible englobait la déesse et la protégeait . Se voyant dans l'impossibilité d'atteindre son opposante, il ne peut que reculer petit à petit sous l'offensive plus que décidée et volontaire de la déesse. Elle ne lui laisse pas le moindre répit , voulant surement l'empêcher de préparer toute nouvelle attaque. A chaque fois qu'il pense être bien placé pour contrer , le choc passe tout de même au travers de sa garde et l'atteint. C'est comme s'il essayait de stopper un fouet dont la lanière est invisible. Même s'il arrête le bras qui en est comme le manche, la fine bande de cuir continue sa course et vient le frapper là où il ne s'y attend pas. La robustesse de son armure le met à l'abri mais il sent bien que la puissance de ces frappes ne fait qu'augmenter. A ce rythme, il ne pourra bientôt plus encaisser sans dégâts. Ce qui l'étonne le plus , c'est qu'Athéna n'utilise pas son cosmos, ou du moins il ne le ressent pas. Il a l'impression de se battre avec un vrai fauve, agile et puissant et cela lui plaît énormément. La frénésie et l'enthousiasme que met la déesse dans le combat l'enchante. Il va pouvoir libérer sa soif de sang et ses instincts les plus primaires. Par une pirouette en arrière , il se dégage, hors de portée de l'amplitude qu'il pense nécessaire à Athéna pour l'atteindre. Il profite de ce répit de quelques dixièmes de seconde pour légèrement modifier la configuration de son armure. Celle-ci possède en effet certaines parties mobiles sur les avant-bras et les jambières. Une simple sollicitation de son cosmos lui permet de faire apparaître de dangereuses pointes qui n'ont d'autre but que d'entailler les chairs et de faire couler le sang. Désormais paré de ses instruments de mort, il se rapproche de son adversaire, bien décidé à faire le meilleur usage de ces nouveaux outils. C'est maintenant lui qui prend l'initiative et qui veut frapper. Il entreprend une rotation vers sa droite tout en levant la jambe gauche afin de donner un maximum de vitesse au coup de pied qu'il veut asséner. Voyant cette manoeuvre, Athéna place ses avants-bras accolés vers sa propre droite en barrage. Le talon d'Arès est stoppé à faible distance du visage de la déesse. Malgré le prolongement qu'offre le nouvel équipement qu'il a fait apparaître , cela n'a pas été suffisant pour percer la protection. C'est en effet encore cette sorte de seconde peau transparente qui l'empêche d'atteindre son but. Elle le repousse violemment et répond par un geste similaire de rotation, déjà impulsé par son effort pour le faire reculer. A son tour, Arès cherche à se protéger en relevant son genou droit. Il y parvient mais a la surprise de recevoir un uppercut sous le menton, comme si la jambe d'Athéna s'était désarticulée au niveau du genou et avait poursuivi sa course. Il comprend que c'est encore ce phénomène de ce qu'il ne peut qualifier que de "fouet invisible". Il peut lire la satisfaction sur les traits d'Athéna qui se replace immédiatement en position offensive et sans hésitation poursuit son irrémédiable pluie de coups. Pourtant sûr de lui sur l'utilisation de cette configuration de son armure, il se retrouve dans la position plus qu'inconfortable de la souris entre les griffes d'un chat qui n'a de cesse de jouer avec son futur repas. Lui qui a plus le caractère du prédateur que de la proie sent monter en lui une rage encore plus animale nourrie par la sollicitation presque frénétique de tout son corps que réclame les attaques de la déesse qui cherche à nouveau à déborder son adversaire par sa vitesse d'exécution. Pour l'instant , il arrive à suivre mais ce dernier se voit dans l'obligation d'envisager une autre solution. Il voit bien qu'Athéna n'utilise pas son cosmos et il comprend ce qu'elle est en train de faire, elle veut l'épuiser et l'obliger à s'affaiblir.
Il ne pensait pas devoir y faire appel mais cela s'avère nécessaire s'il veut se protéger. Alors qu'Athéna porte un nouveau coup, elle se voit stoppée par une épaisseur de métal qui vient d'apparaître sur l'avant-bras gauche de la Kamui d'Arés. Ce sont deux des ailes qui ornent le dos de son armure qui viennent de s'allonger subitement et de former une sorte de coquille de protection. Les barbes de métal s'entrelacent tel une fermeture-éclair, fermant l'ensemble hermétiquement. Les ailes se réduisent à nouveau , mais dans l'autre sens cette fois, se détachant définitivement de leur fixation sur l'armure. Le lien qui s'est crée reste fixé à l'avant-bras d'Arès et ce sont vers celui-ci que les plumes de métal se replient, prenant une forme elliptique et créant ainsi un bouclier. Une des autres paires d'ailes se déploie vers le haut , les phalanges d'articulation se soudant l'une à l'autre et les plumes se réduisant vers cet axe jusqu'à ne plus dessiner qu'une dentelure tranchante de chaque côté. Arès passe sa main dans le dos et saisit la garde de ce qui est devenu une épée. Maintenant puissamment armé, il engage un affrontement intense avec son adversaire.
Ils se livrent un combat sans merci où chacun met toute sa force et sa rage. Chacun joue d'adresse et d'audace afin de percer la défense de son adversaire mais sans succès. Toute la science de l'escrime est mise à contribution. A toute tentative de l'un des deux, l'autre trouve une parade et la voue à l'échec. La vitesse d'exécution devient à nouveau le point sur lequel repose une possible victoire. Aussi bien Athéna qu'Arès n'ont de cesse d'accélérer en permanence. Leurs gestes deviennent si rapide qu'un quelconque spectateur ne verrait que deux formes fantômatiques et indéfinissables s'entrechoquer. Ils retrouvent l'âpreté et la violence du début de leur combat. Aucun des deux n'arrive à prendre le dessus. Mathématiquement , c'est Athéna qui a l'avantage car tout son corps est à la fois une arme et une protection mais Arès vient peut être de trouver une solution.
Il recule alors un peu et laisse venir le coup suivant. Il avance le bras qui tient le bouclier et fait rapidement passer l'épée dans cette même main. Il se retrouve donc avec l'autre poing libre. Reculant son bras pour accompagner le coup d'Athéna, il la fait ainsi se rapprocher au plus prêt de lui. Il contre-balance ce geste en pivotant et en posant l'autre main à la surface de la Kamui d'Athéna, ou du moins le plus près qu'il le peut. Il libère une "Nemesis Absolution" la plus puissante possible. Il lui donne un mouvement de rotation qui fragilise l'armure invisible et la dissipe localement, lui permettant de frapper de plein fouet la Kamui, enfin. Athéna se retrouve repoussée et propulsée en arrière. L'étrange éclat qu'avait l'armure divine de la déesse commence à disparaître. Là où Arès a touché physiquement celle-ci, une trace noire de combustion est apparue, prouvant qu'il a bien atteint le métal. Petit à petit se dessine dans les mains de la déesse deux formes différentes. Comme un voile qui glisse, révélant ce qu'il cachait, son propre bouclier se matérialise tout comme son sceptre.Le bouclier d'Athéna est quant à lui porteur d'une large entaille.
Arès: "-Je comprends maintenant! Cette protection n'était en fait qu'une autre forme de ton bouclier. Je pense qu'il est bon pour la casse maintenant vu son état."
Athéna: "-Tu as tout à fait raison, mais ne crois pas que tu as pris l'avantage. J'ai bien d'autres ressources!"
Arès: "-Moi aussi!"
Il mord son pouce, faisant une entaille d'où perlent quelques gouttes de son Ichôr. Il trace une ligne de ce sang divin sur son bouclier. Il reprend son épée et la frotte sur cette marque, imprégnant par la même la lame. Les deux armes s'enflamment instantanément comme l'avait fait le cosmos du dieu guerrier au début de l'affrontement des vrais êtres divins.
Arès: "-Tu vas goûter à ma vraie puissance! Meurs!"
Il fait un ample et rapide mouvement circulaire avec son épée. Telle Excalibur maniée par Shura du Capricorne, le prolongement de l'arme est parcourue par un faisceau qui tranche tout sur son passage. Athéna a à peine le temps de se déporter afin d'éviter d'être directement frappée par l'exceptionnel tranchant. Malgré sa vitesse de réaction et à sa grande surprise, un morceau du long manche de son sceptre a été cisaillé.
Arès: "-Voici la preuve que tu ne survivras pas à ma prochaine attaque, je viens de réduire à l'état de simple objet tes misérables armes."
Athéna se projette alors de toutes ses forces sur lui , comme avec la force du désespoir.
Arès: "-Folle! Goûtes à ma toute puissance!"
Il met à nouveau en mouvement sa lame acérée. Athéna se précipite vers elle et se protège derrière son bouclier tel un jouteur, elle dévie ainsi le tranchant avec ce dernier. D'un mouvement rapide du poignet , elle retourne son sceptre et le tient tel une lance. Elle l'utilise du côté désormais biseautée et transperce le plastron de la Kamui d'Arès. L'arme improvisée le parcoure de part en part. Elle même est sévèrement entaillée à l'avant-bras car le bouclier n'a pas résisté et est maintenant fendue en deux. L'épée d'Arès est passée au travers et a même cisaillé l'armure jusqu'à la chair. Leur sang divin respectif coule désormais.
Arès: "-Comment?"
Athéna: "-Tout comme tu as utilisé le point faible de ma protection, j'ai visé le tien. Lorsqu'une arme est puissante, il suffit de neutraliser ses effets. Tu l'as fait en concentrant ton cosmos en un point précis. Moi je t'ai simplement empêché de l'employer. Depuis presque toujours, les deux déesses Niké et Diké sont parties intégrantes de ma Kamui. Grâce à mon vrai corps, je peux les utiliser sans utiliser le moindre cosmos.Elles sont semblables à la chaîne d'Andromède, Niké étant la partie offensive et Diké la partie défensive.Tu as directement atteint Diké mais pas Niké. C'est grâce à elle que j'ai pu t'atteindre."
Arès, le souffle gêné par l'arme improvisée qui lui parcoure le poumon: " -C'était donc cela! Cette barrière invisible et cette insaisissable arme!"
Athéna: "-Oui. Ce n'est pas moi qui t'atteignait en réalité et qui stoppait tes attaques. Tu vas être vaincu par le même stratagème que tu as utilisé en enfermant les Kères dans les armures de tes serviteurs. Adieu!"
Elle concentre son cosmos dans son sceptre qui se met à briller d'un éclat doré alors qu'Arès , mortellement blessé, saisit ce dernier à deux mains. Son regard et son visage semble ne plus exprimer la moindre émotion. Que va-t-il faire?
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