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L'objet de ce blog sera une fanfic basée sur Saint Seiya qui a été concue,développée et écrite par Blacktiggs,Ayorsaint et moi même.Elle reprend l'histoire du manga et de l'anime aprés la bataille contre Hadés.Je souhaite animé ce blog réguliérement, par des publications réguliéres et en utilisant cette fanfic comme noyau d'un projet plus large mélant plusieurs média (vidéo, audio, fanart,....).

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Samedi 30 mai 2009



La Kamui d'Athéna semble encore plus resplendissante qu'auparavant. Chaque courbe et chaque ornementation brille d'un éclat presque irréel. L'association entre le corps divin et l'armure semble avoir engendré l'harmonie parfaite. Les dieux qui sont en train de s'affronter restent statiques , flottant dans les cieux sibériens. Tels des fauves en train de s'observer , on sent les deux prêts à bondir et à chercher à atteindre mortellement son rival. Athéna semble la plus calme mais son regard pers est si déterminé qu'il fusillerait sur place si c'était une arme à feu. De son côté, la cosmoénergie du dieu guerrier se dégage de plus en plus . Elle prend la forme d'une flamme ardente et intense, elle répond en quelque sorte à la posture de l'adversaire. On sent dans son attitude qu'il s'apprête à lancer une attaque d'une incommensurable puissance.

 

Athéna: "- Nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses!"

 

Arès: "- Il y a longtemps que j'attends ce moment et tu vas payer pour avoir réduit à néant mon plan. Je vais d'abord me débarrasser de toi puis je réglerai leur compte personnellement à chacun des autres dieux!"

 

Athéna: "- Ne sois pas si confiant."

 

Il concentre son cosmos jusqu'à donner l'impression de l'enflammer. L'intensité est telle que des décharges électriques se déclenchent autour de lui. Athéna reste étonnament calme et ne semble pas le moins du monde inquiète devant ce spectacle. Soudain les six ailes de l'armure d'Arès se déploient , annonçant que son attaque est prête. Tel un lance-flamme, il propulse une gigantesque colonne de feu dans la direction d'Athéna.

 

Arès: "- Goûtes donc au Brasier de l'Enfer!"

 

Athéna ne bouge pas et se retrouve prisonnière d'une sphère de flammes d'au moins trois mètres de diamètre où règne une température digne du coeur d'une étoile. Arès pense avoir le dessus et s'être débarrassé de son adversaire en portant cette attaque. Une ombre apparaît alors à la surface du corps céleste miniature. On y devine la forme de l'armure d'Athéna qui se libére sans problème. Elle traverse le rideau de feu comme elle le ferait d'une cascade d'eau. Elle ne porte pas la moindre marque et se rue immédiatement à l'offensive, laissant dans son sillage des flammèches qui semblent tenter désespérement de retenir leur proie . Elle se déplace si vite qu'elle frappe directement Arès qui n'a pour ainsi dire rien vu venir. A sa grande surprise  , sans l'avoir touché physiquement et à bonne distance, il recoit un énorme choc sur le plastron. Désarçonné par tout cela, il ne réagit pas immédiatement et recoit un autre coup ,encore une fois à bonne distance et sans voir ce qui le touche réellement. Ce nouveau choc lui fait perdre l'équilibre qui le maintenait en lévitation statique. Ne pouvant plus maintenir sa précédente attaque, celle-ci se désagrège et finit par disparaître. Il entre dans une colère folle et fait exploser son cosmos afin de se rétablir. A son tour, il cherche à la frapper directement, elle qui est si proche , mais voit son poing stoppé dans son élan, à bonne distance de son objectif. C'est comme si une bulle invisible englobait la déesse et la protégeait . Se voyant dans l'impossibilité d'atteindre son opposante, il ne peut que reculer petit à petit sous l'offensive plus que décidée et volontaire de la déesse. Elle ne lui laisse pas le moindre répit , voulant surement l'empêcher de préparer toute nouvelle attaque. A chaque fois qu'il pense être bien placé pour contrer , le choc passe tout de même au travers de sa garde et l'atteint. C'est comme s'il essayait de stopper un fouet dont la lanière est invisible. Même s'il arrête le bras qui en est comme le manche, la fine bande de cuir continue sa course et vient le frapper là où il ne s'y attend pas. La robustesse de son armure le met à l'abri mais il sent bien que la puissance de ces frappes ne fait qu'augmenter. A ce rythme, il ne pourra bientôt plus encaisser sans dégâts. Ce qui l'étonne le plus , c'est qu'Athéna n'utilise pas son cosmos, ou du moins il ne le ressent pas. Il a l'impression de se battre avec un vrai fauve, agile et puissant et cela lui plaît énormément. La frénésie et l'enthousiasme que met la déesse dans le combat l'enchante. Il va pouvoir libérer sa soif de sang et ses instincts les plus primaires. Par une pirouette en arrière , il se dégage, hors de portée de l'amplitude qu'il pense nécessaire à Athéna pour l'atteindre. Il profite de ce répit de quelques dixièmes de seconde pour légèrement modifier la configuration de son armure. Celle-ci possède en effet certaines parties mobiles sur les avant-bras et les jambières. Une simple sollicitation de son cosmos lui permet de faire apparaître de dangereuses pointes qui n'ont d'autre but que d'entailler les chairs et de faire couler le sang. Désormais paré de ses instruments de mort, il se rapproche de son adversaire, bien décidé à faire le meilleur usage de ces nouveaux outils. C'est maintenant lui qui prend l'initiative et qui veut frapper. Il entreprend une rotation vers sa droite tout en levant la jambe gauche afin de donner un maximum de vitesse au coup de pied qu'il veut asséner. Voyant cette manoeuvre, Athéna place ses avants-bras accolés vers sa propre droite en barrage. Le talon d'Arès est stoppé à faible distance du visage de la déesse. Malgré le prolongement qu'offre le nouvel équipement qu'il a fait apparaître , cela n'a pas été suffisant pour percer la protection. C'est en effet encore cette sorte de seconde peau transparente qui l'empêche d'atteindre son but. Elle le repousse violemment et répond par un geste similaire de rotation, déjà impulsé par son effort pour le faire reculer. A son tour, Arès cherche à se protéger en relevant son genou droit. Il y parvient mais a la surprise de recevoir un uppercut sous le menton, comme si la jambe d'Athéna s'était désarticulée au niveau du genou et avait poursuivi sa course. Il comprend que c'est encore ce phénomène de ce qu'il ne peut qualifier que de "fouet invisible". Il peut lire la satisfaction sur les traits d'Athéna qui se replace immédiatement en position offensive et sans hésitation poursuit son irrémédiable pluie de coups. Pourtant sûr de lui sur l'utilisation de cette configuration de son armure, il se retrouve dans la position plus qu'inconfortable de la souris entre les griffes d'un chat qui n'a de cesse de jouer avec son futur repas. Lui qui a plus le caractère du prédateur que de la proie sent monter en lui une rage encore plus animale nourrie par la sollicitation presque frénétique de tout son corps que réclame les attaques de la déesse qui cherche à nouveau à déborder son adversaire par sa vitesse d'exécution. Pour l'instant , il arrive à suivre mais ce dernier se voit dans l'obligation d'envisager une autre solution. Il voit bien qu'Athéna n'utilise pas son cosmos et il comprend ce qu'elle est en train de faire, elle veut l'épuiser et l'obliger à s'affaiblir.

 

Il ne pensait pas devoir y faire appel mais cela s'avère nécessaire s'il veut se protéger. Alors qu'Athéna porte un nouveau coup, elle se voit stoppée par une épaisseur de métal qui vient d'apparaître sur l'avant-bras gauche de la Kamui d'Arés. Ce sont deux des ailes qui ornent le dos de son armure qui viennent de s'allonger subitement et de former une sorte de coquille de protection. Les barbes de métal s'entrelacent tel une fermeture-éclair, fermant l'ensemble hermétiquement. Les ailes se réduisent à nouveau , mais dans l'autre sens cette fois, se détachant définitivement de leur fixation sur l'armure. Le lien qui s'est crée reste fixé à l'avant-bras d'Arès et ce sont vers celui-ci que les plumes de métal se replient, prenant une forme elliptique et créant ainsi un bouclier. Une des autres paires d'ailes se déploie vers le haut , les phalanges d'articulation se soudant l'une à l'autre et les plumes se réduisant vers cet axe jusqu'à ne plus dessiner qu'une dentelure tranchante de chaque côté. Arès passe sa main dans le dos et saisit la garde de ce qui est devenu une épée. Maintenant puissamment armé, il engage un affrontement intense avec son adversaire.

 

Ils se livrent un combat sans merci où chacun met toute sa force et sa rage. Chacun joue d'adresse et d'audace afin de percer la défense de son adversaire mais sans succès. Toute la science de l'escrime est mise à contribution. A toute tentative de l'un des deux, l'autre trouve une parade et la voue à l'échec. La vitesse d'exécution devient à nouveau le point sur lequel repose une possible victoire. Aussi bien Athéna qu'Arès n'ont de cesse d'accélérer en permanence. Leurs gestes deviennent si rapide qu'un quelconque spectateur ne verrait que deux formes fantômatiques et indéfinissables s'entrechoquer. Ils retrouvent l'âpreté et la violence du début de leur combat. Aucun des deux n'arrive à prendre le dessus. Mathématiquement , c'est Athéna qui a l'avantage car tout son corps est à la fois une arme et une protection mais Arès vient peut être de trouver une solution.  

 

Il recule alors un peu et laisse venir le coup suivant. Il avance le bras qui tient le bouclier et fait rapidement passer l'épée dans cette même main. Il se retrouve donc avec l'autre poing libre. Reculant son bras pour accompagner le coup d'Athéna, il la fait ainsi se rapprocher au plus prêt de lui. Il contre-balance ce geste en pivotant et en posant l'autre main à la surface de la Kamui d'Athéna, ou du moins le plus près qu'il le peut. Il libère une "Nemesis Absolution" la plus puissante possible. Il lui donne un mouvement de rotation qui fragilise l'armure invisible et la dissipe localement, lui permettant de frapper de plein fouet la Kamui, enfin. Athéna se retrouve repoussée et propulsée en arrière. L'étrange éclat qu'avait l'armure divine de la déesse commence à disparaître. Là où Arès a touché physiquement celle-ci, une trace noire de combustion est apparue, prouvant qu'il a bien atteint le métal. Petit à petit se dessine dans les mains de la déesse deux formes différentes. Comme un voile qui glisse, révélant ce qu'il cachait, son propre bouclier se matérialise tout comme son sceptre.Le bouclier d'Athéna est quant à lui porteur d'une large entaille.

 

Arès: "-Je comprends maintenant! Cette protection n'était en fait qu'une autre forme de ton bouclier. Je pense qu'il est bon pour la casse maintenant vu son état."

 

Athéna: "-Tu as tout à fait raison, mais ne crois pas que tu as pris l'avantage. J'ai bien d'autres ressources!"

 

Arès: "-Moi aussi!"

 

Il mord son pouce, faisant une entaille d'où perlent quelques gouttes de son Ichôr. Il trace une ligne de ce sang divin sur son bouclier. Il reprend son épée et la frotte sur cette marque, imprégnant par la même la lame.  Les deux armes s'enflamment instantanément comme l'avait fait le cosmos du dieu guerrier au début de l'affrontement des vrais êtres divins.

 

Arès: "-Tu vas goûter à ma vraie puissance! Meurs!"

 

Il fait un ample et rapide mouvement circulaire avec son épée. Telle Excalibur maniée par Shura du Capricorne, le prolongement de l'arme est parcourue par un faisceau qui tranche tout sur son passage. Athéna a à peine le temps de se déporter afin d'éviter d'être directement frappée par l'exceptionnel tranchant. Malgré sa vitesse de réaction et à sa grande surprise, un morceau du long manche de son sceptre a été cisaillé.

 

Arès: "-Voici la preuve que tu ne survivras pas à ma prochaine attaque, je viens de réduire à l'état de simple objet tes misérables armes."

 

Athéna se projette alors de toutes ses forces sur lui , comme avec la force du désespoir.

 

Arès: "-Folle! Goûtes à ma toute puissance!"

 

Il met à nouveau en mouvement sa lame acérée. Athéna se précipite vers elle et se protège derrière son bouclier tel un jouteur, elle dévie ainsi le tranchant avec ce dernier. D'un mouvement rapide du poignet , elle retourne son sceptre et le tient tel une lance. Elle l'utilise du côté désormais biseautée et transperce le plastron de la Kamui d'Arès. L'arme improvisée le parcoure de part en part. Elle même est sévèrement entaillée à l'avant-bras car le bouclier n'a pas résisté et est maintenant fendue en deux. L'épée d'Arès est passée au travers et a même cisaillé l'armure jusqu'à la chair. Leur sang divin respectif coule désormais.

 

Arès: "-Comment?"

 

Athéna: "-Tout comme tu as utilisé le point faible de ma protection, j'ai visé le tien. Lorsqu'une arme est puissante, il suffit de neutraliser ses effets. Tu l'as fait en concentrant ton cosmos en un point précis. Moi je t'ai simplement empêché de l'employer. Depuis presque toujours, les deux déesses Niké et Diké sont parties intégrantes de ma Kamui. Grâce à mon vrai corps, je peux les utiliser sans utiliser le moindre cosmos.Elles sont semblables à la chaîne d'Andromède, Niké étant la partie offensive et Diké la partie défensive.Tu as directement atteint Diké mais pas Niké. C'est grâce à elle que j'ai pu t'atteindre."

 

Arès, le souffle gêné par l'arme improvisée qui lui parcoure le poumon: " -C'était donc cela! Cette barrière invisible et cette insaisissable arme!"

 

Athéna: "-Oui. Ce n'est pas moi qui t'atteignait en réalité et qui stoppait tes attaques. Tu vas être vaincu par le même stratagème que tu as utilisé en enfermant les Kères dans les armures de tes serviteurs. Adieu!"

 

Elle concentre son cosmos dans son sceptre qui se met à briller d'un éclat doré alors qu'Arès , mortellement blessé, saisit ce dernier à deux mains. Son regard et son visage semble ne plus exprimer la moindre émotion. Que va-t-il faire?

 

Par Thegritch - Publié dans : Chapitres
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Lundi 11 mai 2009

"Voilà une semaine que nous sommes revenus d'Egypte. Notre ennemi a totalement disparu et depuis nous n'avons aucun indice sur ses actes ou ses intentions. La menace est donc toujours présente. C'est une des raisons pour lesquelles on nous a confié , à nous, chevaliers devenus divins et chevaliers d'argent, la difficile mission de former les nouveaux porteurs de ces nouvelles protections dont personne ne connaît vraiment les possibilités. Pour la plupart, ils étaient déjà nos apprentis mais nous devons modifier et amplifier notre entraînement. La puissance que peuvent libérer ces nouvelles armes nous obligent à notre tour à retourner à l'école. La scène est surréaliste mais depuis quelques jours nous nous retrouvons en cours et les professeurs ne sont autre qu'un gamin et une gamine à peine sortis de l'adolescence. Enfin, il s'agit tout de même de Lucas et Sarah ou autrement dit Thot et Séshat. Ils nous forment et nous expliquent la mythologie égyptienne afin que nous soyons à même d'assurer parfaitement le formation de nos apprentis.

 

C'est étrange comme situation, nos élèves en savent désormais plus que nous. En effet , ils ont acquis une connaissance par le simple fait d'avoir été les hôtes temporaires des dieux égyptiens, connaissance que nous n'avons pas mais qui nous est nécessaire afin de compléter correctement leur formation. Voilà à peine quelques temps encore ils étaient trop jeunes et inexpérimentés pour accéder à leurs armures et maintenant ils en portent des versions surpuissantes. C'est un peu comme si on donnait le volant d'une voiture de course à quelqu'un qui n'a que son code de la route. En ce qui nous concerne, c'est le mode d'emploi que nous n'avons pas. Nous connaissons parfaitement le fonctionnement des Clothes mais les effets de leur modification soudaine nous sont inconnus. J'espère que nous progresserons rapidement ensemble car personne ne sait quand Seth et Apophis réapparaîtront.

 

Les nouveaux Saints sont actuellement entre les mains des autres chevaliers de bronze, June, Ban, Nachi, Jabu, Ichi et Geki. En effet ,afin de ne pas perdre une minute, ils continuent l'entraînement sans leurs armures, essayant de progresser le plus vite possible sur les bases afin que chacun de notre côté nous soyons au mieux et le plus tôt possible opérationnels . J'en connais un qui doit bien rire de cet état de fait. N'est-ce pas, Reizo , mon cher apprenti au caractère si trempé ..."

 

L'esprit pris dans ses divagations, un regard vide digne d'un bovin et un sourire niais à la dernière idée qu'il a eu, l'étudiant se fait alors rappeler à l'ordre par le professeur.

 

Thot: "-J'ai dit quelque chose de drôle? Sinon fais nous partager ta bonne humeur..."

 

Seiya: "-Hein! Quoi? Euh, non!Pardon...."

 

La pâleur du visage dû à la surprise, tel un chenapan pris sur le fait, tourne vite à un teint plus rose et bientôt rubicond. Les regards de ses compagnons se portent sur lui presque en même temps, ce qui augmente encore sa gêne. Un pouffement de rire étouffé par Shun déclenche l'hilarité générale.

 

Thot:"-Bon, trêve de plaisanterie. Revenons au sujet de cette réunion."

 

Le silence revient assez vite, tous étant conscient du sérieux de la situation présente.

 

Séshat: "-Nous allons vous expliquer les relations et les points communs entre nos deux calendriers et façon de lire les étoiles."

 

Thot:"-Oui. Commençons par le premier élément, la mesure du temps. L'année égyptienne est divisée en douze mois de trente jours, eux même divisé en trois décades de dix jours. Chacune de ces décades correspond à un décan, soit trente en tout qui correspondent chacun au lever des constellations à certaines heures de la nuit. Les saisons sont au nombre de trois, elles sont basés sur le Nil et sur ses crues et décrues. Il y a d'abord Akhet , la saison de la crue qui va approximativement de juillet à novembre. Ensuite Peret, la saison du reflux, de novembre à mars. Pour finir Chemou, le temps de la moisson, de mars à juillet."

 

Shun:"-Il manque donc cinq jours pour avoir un système correct, non?"

 

Séshat:"-Tu as tout à fait raison. Il y a cinq jours un peu particulier qui se placent tout juste après la saison de la moisson. Il s'agit des jours anniversaires d'Osiris, d'Horus, de Seth, d'Isis et de Nephtys."

 

Thot:"-Le parallèle est donc simple entre votre calendrier et le nôtre: chaque constellation zodiacal correspond à une période d'un mois égyptien, ainsi le Bélier correspond au mois Pakhons, le Taureau à celui de Payni,...."

 

Alors que Thot poursuit ses explications, quelqu'un entre en trombe dans la salle, totalement essouflé. Certains chevaliers ont le réflexe de se mettre en position, prêts à attaquer. Ils se ravisent quand ils se rendent compte qu'en fait il s'agit du professeur Akimoto Takaishi, celui qui a aidé à réunir les canopes sacrées.

 

Akimoto:"-Doucement! Doucement!"

 

Séshat:"-Qu'est-ce qui se passe pour que vous débarquiez comme çà?"

 

Akimoto:"-Notre ennemi a bougé, il s'est manifesté. La fondation Kido qui a été mise en alerte dès votre retour vient de me signaler des faits troublants."

 

 

Le répit sera donc de courte durée et risque de mettre les nouveaux alliés dans une périlleuse situation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Thegritch - Publié dans : Enigma
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Samedi 2 mai 2009

Héphaistos localise sa première cible et immédiatement se téléporte à Los Angeles où se trouve Brahma qui n'a pas eu de mal à se débarrasser des sbires du dieu de la guerre. A peine a-t-il saisi la main du chevalier d'or qu'il se téléporte à nouveau en emmenant avec lui son passager clandestin , tout à fait contre le gré de ce dernier. Ils se retrouvent en compagnie de Kanon , le deuxième objectif de celui qui malgré son rang divin ressent une culpabilité plus qu'humaine au sujet de l'erreur qu'il pense avoir commis et qui a envoyé ses alliés dans un piège inextricable. Le chevalier des Gémeaux se trouve à Wembley , au nord-ouest de Londres. Il est en train d'aider les quelques survivants de la folie meurtrière d'Arés qui se sont précipités vers lui dès qu'il a occis leur bourreau qui les avaient réunis dans le grand stade. Ce grand lieu de l'esprit sportif n'est désormais plus qu'un immense charnier où seuls quelques dizaines de personnes ont miraculeusement pu échapper au trépas, contrairement à des milliers d'autres. Tout le monde est surpris par l'arrivée plus que soudaine des deux intrus et certains s'écartent, pris de peur, toujours sous le choc des récents évènements. Ils ont à peine le temps de réagir qu'Héphaistos s'adresse à eux sur un ton plus que pressant et pour le moins autoritaire tandis qu'il empoigne fermement l'intendant du Sanctuaire.

 

Héphaistos : "-Vous tous , laissez-nous tranquille un instant! Allez!"

 

Surpris mais un peu apeuré par le ton , les quelques personnes s'exécutent et abandonnent les chevaliers.

 

Héphaistos, s'adressant à Brahma: "-Et toi, prends lui la main! Vite!"

 

Brahma ne réagit pas tout de suite.

 

Héphaistos, toujours sur une intonation ferme : "-Alors!"

 

Le chevalier obéit alors et ose "la" question.

 

Brahma : "-Que se passe-t-il?"

 

Héphaistos:"-Pas le temps pour les explications. Nous devons reproduire ce que nous avons déjà fait pour retrouver la Chouette."

 

Kanon :"- D'accord. Allons-y!"

 

Sans trop saisir le pourquoi du comment, ils se mettent à l'ouvrage en amplifiant leurs cosmos et en mettant à nouveau en commun leurs pouvoirs. Le lien qu'ils instaurent leur permet de comprendre les précédents évènements et les intentions du dieu forgeron. Il est tout de suite parti à la recherche de Kanon et Brahma lorsqu'il a compris les conséquences de son attaque sur Prométhéus et Ionosys. Il a cherché immédiatement le moyen de retrouver ceux qu'ils supposent enfermés dans une autre dimension. Il ne voit en effet que cette explication à la disparition soudaine des quatre Gold Saints et des deux Berserkers. Il a donc rejoint les deux personnes avec qui il a déjà travaillé pour retrouver la Chouette qu'il a fabriqué pour Athéna. Il ne lui aura fallu que quelques secondes pour localiser chacun des Saints d'Or nécessaires à son entreprise.

 

Héphaistos connait bien les cosmos des Saints qu'ils recherchent mais se base plus sur la signature que porte les armures qu'il a conçu , les Mystik Clothes. Connaissant le point de départ, sur le sol sibérien, il a entre les mains tous les éléments nécessaires pour mener à bien sa quête. Il ne lui faut pas très longtemps pour détecter la trace caractéristique laissée par ces armures. La relative proximité de la dimension où ont été expédié les Berserkers et les chevaliers d'Athéna est semblable à l'écart qui se trouverait entre les pages d'un livre, il suffit d'en feuilleter quelques unes pour trouver ce que l'on cherche. En effet la seule réelle différence entre les deux dimensions repose sur une phase temporelle légérement décalée. Maintenant qu'il l'a précisemment localisé, il parcoure l'espace dimensionnel le plus rapidement possible. Il est surpris par ce qu'il découvre car contrairement à ce qu'il pensait , les Saints ne sont pas réunis au même endroit. Ils sont en effet éparpillés aux quatre coins de la surface de la Terre jumelle de celle de notre dimension. Mais ce n'est pas la seule surprise qui l'attend.

 

Brahma et Kanon ressentent le trouble d'Héphaistos qui vient de s'accentuer brusquement. Ils détectent comme de la tristesse dans la cosmoénergie du dieu. Les larmes qu'ils voient se former à la commissure de ses yeux n'augurent rien de bon. D'une voix serrée et empreinte de peine, il s'adresse à eux.

 

Héphaistos: "-Je les ai trouvé. Aidez-moi à les ramener."

 

Ils concentrent leurs efforts et presque immédiatement se matérialisent à côté d'eux les quatre chevaliers. Ils sont allongés au sol côte à côte. Ils portent tous les marques d'âpres combats et même pour certains de sérieuses blessures. Un premier relève la tête et voyant qui est face à lui comprend ce qui vient de se passer.

 

Atsuki: "-Merci beaucoup, vous nous avez tiré d'une mauvaise situation. Encore un peu et nos ennemis nous faisaient disparaître."

 

Samuel, placé juste à gauche d'Atsuki ,qui revient à son tour peu à peu à lui, examine attentivement les lieux et prenant les mots du chevalier du Bélier en cours, lui empreinte le pas.

 

Samuel: "-Oui, malgré que nous soyons quatre, nous étions en infériorité évidente. Ils ont réussi à nous séparer et c'est un miracle que vous nous ayez sauvés."

 

Le regard presque éteint que pose Brahma et Kanon sur les deux autres encore allongés vient semer un doute dans l'esprit de Samuel.

 

Samuel: "-Quoi? Que se passe-t-il?"

 

Tout en disant cela , il tourne la tête vers Atsuki, cherchant une réponse dans le regard de celui-ci. Il n'arrive pas à le croiser car le chevalier du Bélier ne cesse de le faire passer d'Héphaistos aux corps inertes de Trékis et Marco qui reposent à son flanc droit. Samuel porte alors lui aussi ses yeux vers le dieu forgeron et y voit de longues vagues de larmes qui parcourent ses joues et viennent se perdre dans l'épais collier de barbe sombre qui enserre son visage.

 

Samuel: "-Non! Pas çà!"

 

Il se rélève brusquement et passe derrière Atsuki afin de se rapprocher de ses autres compagnons et découvre de visu le dernier ce que les autres ont déjà compris: Trékis du Capricorne et Marco du Taureau n'ont pas survécu et ce ne sont que leurs dépouilles qui reposent ici. Deux valeureux défenseurs de l'humanité et de la justice viennent de tomber sur le champ de bataille. Samuel ne peut retenir ses émotions et s'effondre sur le torse de Marco, secoué par les spasmes de la crise de pleurs qui le saisit. Les survivants qui avaient été chassés par Héphaistos il y a peu ,se rapprochent lentement, comprenant en partie ce qui est en train de se dérouler. Ils gardent le silence , comme pour honorer la mémoire des défunts. Un long moment de silence et de recueillement s'engage.

 

 

Alors que se déroule ses événements, sur une autre partie du globe, sont en train de se déplacer Date, Cassandra et Sérinin qui, obéissant à l'ordre de leur déesse, rejoignent le Domaine Sacré. Shiryu, Grand Pope en exercice, les y attend impatiemment. Les trois jeunes chevaliers d'or ne sont pas les seuls à avoir suivi cet ordre, c'est toute la chevalerie de la déesse qui a répondu au message que Athéna leur a également transmis par télépathie . Petit à petit, le groupe grandit. Lorsque la plupart est là, Shiryu les fait se réunir dans le Colysée qui a servi à la nomination de nombreux chevaliers. Du haut de la loge qui lui est réservée, il prend la parole.

 

Shiryu: "-Athéna m'a informé de ses intentions et à donner ses instructions. Elle est en train de combattre Arès et elle a donné l'ordre suprême de ne pas intervenir. Elle nous a confié une mission de la plus haute importance. L'humanité a payé un très lourd prix dans cette nouvelle Guerre Sainte. Notre rôle est de l'aider à se reconstruire. Bientôt Seiya va nous rejoindre avec lui aussi une mission que va lui confier Zeus. En ce moment même, il en prend connaissance de la bouche même du roi des Dieux. Nous allons construire ensemble.... "

 

Il s'interrompt soudain car un évènement perturbe l'assemblée. Un cri presque inhumain retentit, il s'agit de Cassandra qui est saisie d'un énorme mal de tête qui lui vrille les neurones à tel point qu'elle ne peut s'empêcher d'hurler de douleur. Elle s'écroule au sol en se tenant le crâne à deux mains et se roule dans tous les sens. Inquiet, Date se penche sur elle mais se fait bousculer par Sérinin lui aussi préoccupé. Devant toute l'assistance stupéfaite et qui ne sait pas trop comment réagir, Cassandra s'enveloppe d'un immense cosmos, rouvre les yeux et sans prévenir saisit le visage de Sérinin et l'embrasse voluptueusement devant une myriade d'yeux plus que surpris . Il se retrouve lui aussi à émettre un cosmos surprenant.Comme une flamme qui a brulé de toute sa force en un instant, le cosmos qui les enveloppe disparaît en quelques secondes. Cassandra semble s'évanouir, ses paupiéres ouvertes ne laissant apparaître que le blanc de ses yeux. Le porteur de l'armure du Verseau la retient alors que tous ses muscles refusent de la maintenir.

 

Sérinin qui jusque là n'avait plus que les grognements et les réactions d'un animal s'exprime de nouveau: "-Cassandra! Cassandra!"

 

Date:"-Tu reparles maintenant!"

 

Sérinin, ne se rendant compte de rien, comme étranger à ce qui vient de se passer:"-Oui, bien sûr. Pourquoi?"

 

Date reste circonspect, sans savoir quoi dire. C'est Cassandra qui est en train de revenir à elle, qui lui répond.

 

Cassandra:"-Il est revenu à la normale."

 

Date:"-Comment est-ce possible?"

 

Cassandra:"-C'est grâce à Aphrodite."

 

Elle se rélève et recoit l'aide de Sérinin.

 

Cassandra:"-Aphrodite s'est réincarnée en moi un court instant afin de s'adresser à moi. Elle voulait faire un geste afin de se faire pardonner auprès d'Athéna pour sa trahison. Elle a donc permis à Sérinin de devenir un chevalier à part entière. Elle a reconstruit sa personnalité originelle en m'utilisant comme vecteur. Et la façon qu'elle a choisi n'a pas été pour me déplaire."

 

Cette remarque déclenche un petit brouhaha de rires dans l'assemblée qui a assisté au fougueux baiser en question.

 

Date:"-Mais ce n'est pas un chevalier, c'est un Berserker!"

 

Cassandra:"-Fais-moi confiance. Ou plutôt fais confiance à Aphrodite. Il est totalement dévoué à notre déesse désormais."

 

Date croise le regard du chevalier du Verseau et celui-ci peut y lire dans les yeux du chevalier de la Balance toute la méfiance qu'il garde malgré tout.

 

Shiryu, jusqu'alors muet et spectateur de la scène, de par son autorité, reprend la parole.

 

Shiryu: "-Pour ma part, je fais aussi confiance à ce que vient de dire Cassandra. Un chevalier de plus n'est pas un luxe en cette période. Maintenant, reprenons où nous en étions resté."

 

Il continue alors son exposé.

 

 

Alors que ces évènements se déroulent sur Terre, Seiya est toujours sous le choc de son premier contact avec Zeus dans son domaine de l'Olympe.Voici en effet ce que lui dit le dieu des dieux.

 

Zeus: "-Sois le bienvenu ici, mon fils.J'ai en effet quelques explications à te donner sur ton futur."

Ce petit mot de quatre lettres déclenche un ouragan de pensées dans l'esprit de Seiya qui n'arrive pas à imaginer les implications: F I L S....

 

Seiya: "-Votre fils?"

 

Alors qu'il prononce ces mots, il tremble sur ses jambes, perdant presque l'équilibre et faisant presque chuter le corps inerte de Saori Kido qu'il tiens toujours dans ses bras.

 

Séraphe: "-Confies-la moi."

 

Il lui transmet lentement et précautionneusement la précieuse demoiselle et se soulage de ce poids tout en gardant celui plus immatérielle de la révélation qu'il vient d'avoir. Il ne peut s'empêcher de se répéter.

 

Seiya: "-Moi, votre fils?"

 

Zeus, amusé par la mimique qui accompagne les paroles de Seiya: "- Oui, toi et tous les chevaliers de bronze de cette époque êtes le résultat d'une expérience que j'ai lancé il y a longtemps. Vous êtes tous mes fils, c'est moi qui vous ai donné naissance en quelque sorte. Pas au sens naturel, j'ai seulement permis aux âmes des plus valeureux chevaliers d'Athéna depuis les temps anciens de se réincarner à plusieurs reprises. Toi et tes quatre frères qui êtes parvenus à développer l'Arayashiki êtes ceux qui au fur et à mesure de leurs combats et de leurs multiples vies avaient le plus progressé. Depuis que j'ai mis cela en place, je me suis retiré ici, sur le Mont Olympe, en interférant le moins possible. Tu es celui qui est arrivé au terme de mon projet, tu es désormais prêt à prendre la place qui te revient. Tu es l'aboutissement de mon plan pour instaurer Utopia. Voici ma Kamui, tu en es désormais le digne héritier en tant que mon successeur."

 

Il lui tend une statue d'une dizaine de centimètres de haut représentant un homme en toge assis sur un trône. Il porte dans la main droite une représentation de Victoire et dans l'autre main , il tient un long sceptre surmonté d'un aigle. C'est la reproduction d'une des sept merveilles du monde antique, le Zeus assis du temple dédié à lui à Olympie.

 

Seiya: " -Utopia? Successeur?"

 

Séraphe: "-Oui, je suis désormais à ton service. Tu es le nouveau maître de ces lieux."

 

Seiya: "-Attendez un instant! Qu'est-ce que tout cela signifie?"

 

Zeus: " -Les guerres incessantes ,aussi bien entre les dieux eux même et qu'entre les humains ,ont fini par me faire m'interroger sur une possible solution afin de résoudre ce problème. Le plus simple était de mettre en commun le meilleur des deux mondes dans le meilleur équilibre possible. C'est ainsi que j'ai mis en route le projet d'Utopia, un monde où humains et dieux vivraient en parfaite harmonie et à égalité. Pour cela il a fallu que je me retire du fil des évènements et que je laisse mûrir les graines que j'ai semé. Un dieu devait devenir humain et un humain , divin. Athéna et toi en êtes le résultat. Au fur et à mesure du temps, les chevaliers qui se sont réincarnés vie après vie, ont mûris avec comme base les valeurs les plus nobles. Athéna a toujours été la plus proche des humains et sa décision de se réincarner en humain a été guidée par mes soins sans que je lui révèle mes réelles intentions."

 

Seiya qui est en train d'assimiler tout cela ne peut s'empêcher de s'exprimer.

 

Seiya: "-Je comprends votre démarche mais à quel prix aurez-vous atteint votre but? Combien de morts aura-t-il fallu?"

 

Zeus: "-Je comprends tout à fait ta réaction. Le prix est élevé , mais saches que même moi ne suis pas infaillible. Je ne pouvais prévoir ce qu'Arès préparait dans l'ombre et crois bien que je suis désolé de ce qu'il a causé comme dégats.Tu dois désormais retourner au Sanctuaire et créer Utopia. Prends ma Kamui et rejoins tes compagnons. Le Grand Pope est au courant de tout ce que je viens de t'expliquer et s'occupe déjà des préparatifs pour mener à bien ta mission."

 

Seiya: "-Et pour Athéna? Que va-t-il se passer si elle échoue?"

 

Zeus: "-N'aurais-tu pas confiance en elle?"

 

Seiya: "-Biensur que oui mais comme vous vous doutez , je tiens à elle."

 

Zeus: "-Crois en elle alors. Et ne t'inquiètes pas pour Saori, je veillerai sur elle jusqu'à ce que tout soit fini."

 

Seiya tend la main pour saisir l'objet que lui propose Zeus. Séraphe devance la prochaine question du chevalier grâce à ses pouvoirs de télépathie.

 

Séraphe: "-Je t'expliquerai comment l'utiliser. Ne t'inquiètes pas. Il est temps de nous mettre en route. De grandes tâches nous attendent."

 

Seiya: "-Très bien. Mais sachez que Arès a fait en sorte qu'aucune armure ne puisse venir me recouvrir tant qu'il vivra."

 

Zeus: "-Voilà donc une raison de plus pour qu'Athéna nous en débarrasse."

 

Séraphe donne à son tour son précieux fardeau à Zeus et intime immédiatement Seiya de le suivre en lui posant une main amicale sur l'épaule tout en commençant à descendre le long escalier. Seiya lui obéit, muet, l'esprit encombré de pensées confuses et difficiles à remmetre en ordre tant toutes les implications de ce qui vient de lui être demandé sont lourdes. Il est comme un boxeur qui vient de se relever d'un knocked-out et qui a du mal à s'en remettre. De son côté, Zeus remonte vers son palais , emmenant avec lui le corps terrestre de sa chère fille. Il la porte jusqu'à un lieu plus propice.

 

 

Kanon, Brahma, Atsuki et Samuel ayant recu comme tous les autres l'ordre de rejoindre le Sanctuaire alors qu'ils étaient encore sous le choc de la disparition de leurs compagnons , ils se mettent en marche après avoir soigneusement préparé les défunts pour leur dernier voyage vers leur lieu de sépulture, vers le Sanctuaire d'Athéna où ils rejoindront leurs valeureux prédécesseurs pour un repos éternel. Héphaistos les accompagnent, avec sur les épaules le poids d'une culpabilité qu'il ne peut s'enlever. Il ne peut s'empêcher de s'attribuer cette lourde perte.

 

 

On se retrouve désormais dans l'ultime phase de la Guerre Sainte qu'a déclenché le dieu Arès. Toute son armée a été anéantie ou se retrouve dans l'incapacité d'agir comme Deimos et Phobos qui sont à tout jamais prisonniers d'une autre dimension. L'humanité décimée est sur le point de renaître sous l'égide de nouveaux guides et avec l'appui de toute la chevalerie. Ils sont en train de se réunir au Sanctuaire d'Athéna. Il ne reste plus qu'un combat à mener, celui du Bien contre le Mal. Tout repose désormais sur les épaules d'Athéna qui est en train de s'opposer à Arès.

Par Thegritch - Publié dans : Chapitres
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Dimanche 5 avril 2009



Athéna ,aprés avoir enfermé Arés dans une bulle de cosmos, a eu besoin des trois saints d'or pour maintenir ce piège le temps qu'elle s'absente.Dès qu'elle le peut ,elle se téléporte sans délai car le temps lui est plus que compter.Elle apparaît auprès de Séraphe qui est en pleine discussion avec Seiya.Les deux interlocuteurs restent muets et circonspects devant cette apparition soudaine.Elle est essoufflée et à la limite de ses forces qu'elle a pratiquement asséchées afin de résister à l'offensive du dieu guerrier et que ce dernier voyage a fini de consumer.Avec une voix faible et à peine audible, elle s'adresse à Séraphe sans la moindre forme de politesse.

Athéna:"-Ce que je t'ai confié est-il toujours ici, dans le palais?"

Séraphe:"-Oui, il est resté tel que tu l'as laissé.Tu le trouveras au même endroit, ton sceau intact sur la porte de la salle où il est."

Athéna:"-Bien, je vais donc le récupérer."

Elle s'effondre alors d'épuisement dans les bras de son bien-aîmé qui s'est précipité vers elle dès qu'il l'a vu chanceler sur ses jambes.Une aura douce et chaleureuse s'échappe du corps de Saori.Les traits de son visage respire le calme alors que petit à petit, ses yeux se ferment et qu'elle plonge lentement dans le sommeil.Seiya ,peu rassuré par les évènements, se retourne vers Séraphe.

Seiya:"-Que se passe-t-il?"

Séraphe:"-Je pense que tu n'as pas trop d'inquiètudes à avoir.Elle doit seulement être exténuée..."

Il n'a pas le temps de finir sa phrase que la voix d'Athéna se fait entendre à nouveau mais son origine a changé, c'est l'âme de la déesse, forme blanche et veloutée qui flotte au dessus d'eux.Alors que leur attention était toute à leur échange ,ils n'ont pas constatés cette apparition.

Athéna:"-Je te confie mon corps terrestre.Il me faut en finir avec Arés. Cette opposition n'a que trop duré et la seule solution se trouve ici.Je te fais la promesse de te revenir, corps et âme."

Sans plus de commentaire, le cosmos de la déesse s'envole en direction du palais.

Seiya:"-Comptes sur moi pour en prendre le plus grand soin. (se retournant vers Séraphe)J'aurais besoin de quelques explications car j'ai un peu de mal à assimiler ce qui se passe."

Séraphe:"-Je comprends tout à fait.Je pense avoir compris ce qui se passe.Ce qu'Athéna est venue chercher est son corps divin.Lorsqu'elle a pris la décision de se réincarner en tant qu'être humain, elle l'a confié à son pére et à moi.Il repose dans la crypte du palais, à l'abri de tout, dans une pièce protégée par le propre sceau d'Athéna.Etant donné la situation, je présume que c'est le seul moyen qu'elle a trouvé de défaire Arès: l'affronter à armes égales."

Seiya:"-Je vois."

Deux cosmos immenses se font sentir presqu'aussitôt.Ils proviennent du haut de l'immense escalier qui mène au chateau.Seiya reconnaît celui de sa déesse mais ressent une étrange impression au contact même distant de celui qui l'accompagne.C'est comme si son propre cosmos trouvait son équilibre, un peu comme un enfant qui arrive pour la première fois à rouler avec son vélo sans la peur de chuter, sans hésitation et avec assurance. Les deux arrivants commencent leur descente.Séraphe leur marque un respect profond en s'inclinant,ce qui fait comprendre que c'est Zeus qui accompagne Athéna et qui s'approchent.Quelques dizaines de secondes suffisent pour qu'ils les rejoignent.Seiya retrouve l'image de la statue qui dominait le Sanctuaire, de même que celle de l'armure divine d'Athéna. Une beauté quasiment irréelle et envoûtante émane de ce visage parfait , presque laiteux de teint , en total contraste avec la noirceur des longs cheveux et le bleu marin des iris qui fixent Seiya qui porte dans ses bras le corps de Saori.

Athéna:"-Je n'ai pas le temps de t'en expliquer plus, je laisse ce soin à mon père."

Elle disparaît d'un coup , rejoignant le champ de bataille où ses chevaliers risquent de plus en plus leurs vies.

Zeus:"-Sois le bienvenu ici, mon fils.J'ai en effet quelques explications à te donner sur ton futur."

Ce petit mot de quatre lettres déclenche un ouragan de pensées dans l'esprit de Seiya qui n'arrive pas à imaginer les implications: F I L S....

 

Dans leur prison dimensionnelle involontaire où ils sont retenus ,Deimos et Phobos font face à une opposition qui à coup sûr va mener à leur perte.Chacun d'eux répond difficilement aux assauts de deux goldsaints qui ne ménagent pas leur peine pour les occire.Seule la solidité de leurs armures prolonge leurs existences devenues précaires.Voyant leurs adversaires sur le point de les submerger, le commandant de l'Armée des Flammes aujourd'hui éteinte manifeste sa volonté de demander une trêve.

Deimos, hurlant de toutes ses forces:"-STOP!!!"

C'est la stupéfaction chez tous les protagonistes qui s'immobilisent de concert et porte leurs yeux vers celui qui vient de s'exprimer.

Deimos:"-Attendez un instant.S'il vous plaît..."

Trékis:"-Vous vous rendez?"

Deimos:"-Non, mais j'ai une proposition à vous soumettre."

Phobos:"-Mais qu'est-ce qui te prend?"

Alors que Phobos lui porte un regard mécontent , ne comprenant pas où il veut en venir, Deimos tend une paume ouverte lui signifiant de se calmer ainsi qu'un hochement de tête.

Atsuki:"-Pourquoi pas!"

Il cherche dans le regard de ses collègues l'approbation.

Marco:"-Nous avons un avantage certain, alors oui, pourquoi pas..."

D'un hochement de tête, Samuel et Trékis l'appuient positivement.

Atsuki:"-Allez-y."

Deimos:"-Vous qui mettez en avant l'honneur et la justice, où serait la gloire pour vous de nous vaincre à quatre contre deux.Je vous propose donc de régler cela par un tournoi.L'un après l'autre , vous nous affronterez.Libre à vous de choisir qui commencera et qui de nous sera son adversaire.Cela vous convient-il?"

Phobos laisse apparaître un large sourire car cela lui convient tout à fait.Il aime ce genre de situation comme il l'a déjà démontré durant cette guerre, en particulier lors de sa premiére confrontation sur le territoire chinois.L'idée le séduit encore plus car il a compris où voulez en venir son jumeau.

Trékis:"-Moi en tout cas l'idée me plaît! J'adhère totalement! Nous sommes peut être coincés ici jusquà notre mort alors pourquoi pas rendre cela plus intéressant."

Atsuki:"-Nous sommes dans une dimension très proche de celle d'origine.Seule la courbe temporelle est différente.Cela m'amène à penser que notre champ de bataille s'étend sur la totalité de la surface terrestre.Nous pouvons donc nous battre où nous voulons sans risquer d'endommager quoi que ce soit."

Cette idée enflamme Marco qui se propose pour le premier affrontement.

Marco:"-Je veux être le premier! Il y a un endroit qui m'a toujours fait rêvé depuis que je suis tout petit.J'ai grandi à côté et je n'ai jamais pu y entrer.Combattre dans cette enceinte serait génial pour moi.Il s'agit du stade de Maracana de Rio de Janeiro."

Deimos:"-Je vois que cette idée vous intéresse et vous plaît.Je suppose que nous sommes donc tombés d'accord."

Atsuki:"-Je ne pense pas trop m'avancer en vous disant que oui."

Une image surprenante se présente alors dans ce monde désertique et sans témoin: les ennemis qui quelques minutes auparavant étaient sur le point de s'entretuer se serrent la main à tour de rôle pour sceller leur accord tout neuf.

Phobos:"-Maintenant , nous pouvons nous rendre au Brésil.J'ai absolument besoin de retrouver un peu de soleil et de chaleur.J'ai passé un peu trop de temps dans ce congélateur sibérien.Tu n'auras qu'à choisir ton adversaire là bas, chevalier du Taureau."

La décontraction dont il prononce cela prouve l'étonnant bon esprit qui règne.

Deimos:"-Nous partons en premier.Suivez-nous donc."

Les deux berserkers et les quatre saints utilisent donc leurs cosmos pour léviter et s'envolent de concert vers leur destination, les jumeaux précédant tout le monde.Phobos utilise le cryptolecte que lui et son jumeau ont développé dès leur premier mot et qui leur servait à ne pas se faire comprendre des autres quand ils étaient petits. Ils parlent le plus faiblement possible.

Phobos:"-Sila ay nahulog sa iyong bitag." ("Ils sont tombés dans le piège.")

Deimos:"-Ngunit yes daldalera!" ("Oui mais tais toi!")

Phobos:"-Ah!Ah!Ah!Ah!"

 

Trékis voyant cet échange, méfiant de nature et n'ayant pas saisi ce qui vient de se dire, chuchote à ses compagnons.

 

Trékis:"-Ca sent le traquenard. Je n'ai aucune confiance en ces deux lascars!"

 

Marco:"-Moi non plus mais ne t'inquiètes pas. Je n'ai pas choisi le lieu où nous nous rendons au hasard."

 

Il lance un clin d'oeil qui exaspére le chevalier du Capricorne qui gromelle dans ses dents, ce qui amuse Atsuki et Samuel. Le reste du trajet se fait dans le plus grand silence. Ils arrivent enfin dans la grande enceinte circulaire et vide qui a vu un grand nombre d'affrontements sportifs depuis sa création en 1950. Le lieu ressemble au grand cirque où, dans l'Antiquité, s'affrontaient les gladiateurs les plus vaillants de leur époque. Ici ce n'est pas moins de deux cent mille personnes qui pouvaient se tenir debout. Il va être le lieu d'un nouvel affrontement mais sans le moindre public. Deimos et Phobos se sont placés du côté du terrain orienté au nord-est et font face à la rangée des quatre chevaliers.

 

Deimos, s'adressant au Taureau d'or:"-Comme promis, à toi de choisir qui de nous deux tu affronteras."

 

Marco:"-Et bien ce sera toi puisque tu lances l'invitation."

 

Deimos:"-Très bien. Alors laisses-moi te présenter ton véritable adversaire!"

 

Marco:"-Véritable?"

 

Les jumeaux font exploser ensemble leur cosmos alors que leurs Genius Kéres se disloquent et se réassemblent en vis à vis de leur porteur sous les yeux incrédules des chevaliers d'or. Seuls les casques sont restés sur la tête de Deimos et Phobos. Les armures vides mais debout se mettent également à rayonner d'une couleur différente. Elles entrent en résonnance avec le cosmos de leur porteur et telles des chrysalides sortant de leur cocon, elles marchent seules en direction de l'ennemi. Au même moment, leurs casques tombent comme en poussiére, tel un chateau de sable qu'un vent violent viendrait anéantir. Au fur et à mesure que cette poussière dégringole apparaissent sur les corps des dieux jumeaux leurs Kamui originelles jusqu'alors dissimulées dans cette partie de leur protection et qui se recomposent à mesure que la poudre s'agglomére. 

 

Deimos:"-Crainte et Terreur, débarrasez-nous de ces insectes!"

 

Deux masques aux traits féminins apparaissent alors au sein des Kéres sous une forme fantômatique et éthérée et dans un cri strident se lancent comme des prédateurs sur leur proie sur les Golds Saints suivies de peu par Deimos et Phobos en pleine possession de leurs moyens et bien décidés à en finir. 

Trékis ne peut s'empêcher de dire:"Je le savais!"

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Dimanche 5 avril 2009
Après une longue période de pause, je reprends l'écriture de l'objet principal de ce blog. Je commence par une réécriture du dernier chapitre paru : "Destin facétieux" afin d'assurer une meilleure transition pour la suite. Vous trouverez donc cette nouvelle mouture en lieu et place du précedent 
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